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Risque de syndrome d’apnées obstructives du sommeil et diabète de type 2 au Cameroun : étude comparative - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.390 
V. Poka-Mayap 1, , A. Ofimboudem Nguetsa 2, B. Adamou Dodo 3, A. Djenabou 1, E.S. Ndouga 2, H. Atamariam 2, L. Mfeukeu-Kuate 2, E. Sobngwi 2, E.W. Pefura-Yone 2
1 Service de pneumologie, hôpital Jamot, Yaoundé, Cameroun 
2 Faculté de médecine et des sciences biomédicales, université de Yaoundé I, Yaoundé, Cameroun 
3 Faculté de médecine et des sciences biomédicales de Garoua, université de Ngaoundéré, Ngaoundéré, Cameroun 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) et le diabète sont associés de manière bidirectionnelle. Le but de cette étude était de comparer la prévalence du haut risque de SAOS entre les sujets avec et sans diabète de type 2 (DT2) et de rechercher les facteurs associés.

Méthodes

Dans cette étude transversale menée de décembre 2018 à mars 2019 à l’hôpital Central de Yaoundé au Cameroun, nous avons comparé un groupe des sujets présentant un DT2 à un groupe de sujets sans diabète appariés pour l’âge et le sexe. Le haut risque de SAOS était défini par un score STOP-BANG3. La régression logistique a été utilisée pour rechercher les facteurs indépendants associés au haut risque de SAOS dans le groupe de sujets avec DT2.

Résultats

Des 254 participants inclus dans chaque groupe, 156 (61,4 %) étaient des femmes, l’âge médian (25e–75e percentile) était de 57 (47–64) ans. Le score STOP-BANG était plus élevé dans le groupe diabète (2 vs 1 ; p=0,039). La prévalence du haut risque de SAOS [intervalle de confiance (IC) à 95 %] était de 22 % (17,1–27,6 %) dans le groupe diabète et de 17,3 % (12,8–22,5 %) dans le groupe sans diabète, p=0,181. Il n’existait pas d’association indépendante entre le haut risque de SAOS et le DT2 (p=0,161). Le non-respect des mesures hygiénodiététiques [odds ratio (IC à 95 %) : 2,79 (1,30–5,98)] était indépendamment associé au haut risque de SAOS dans le groupe diabète.

Conclusion

Près du quart des patients présentant un diabète de type 2 a un haut risque de SAOS de même que les sujets sans diabète et le non-respect des mesures hygiénodiététiques y est associé. L’évaluation du risque et le diagnostic du SAOS permettrait d’assurer la prise en charge globale des patients ayant le diabète, notamment ceux ne respectant pas les mesures hygiénodiététiques.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 179 - janvier 2021 Retour au numéro
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