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Apport de la capnographie transcutanée pour la surveillance des patients appareillés par ventilation non invasive au domicile pour un syndrome obésité-hypoventilation - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.391 
T. Georges , S. Jaffre, J. Morin, H. Alami, C. Bretonnière, A. Delbove, L. Lagache
 CHU, Nantes, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le syndrome obésité-hypoventilation (SOH) est une pathologie de plus en plus fréquente du fait de l’épidémie d’obésité, ce qui entraîne une augmentation du nombre de patients traités par appareillage nocturne au domicile. La surveillance des patients traités au domicile par ventilation non invasive (VNI) se base sur la clinique, l’oxymétrie nocturne, les gaz du sang et les rapports des données machine. Par ailleurs, la précision des appareils de capnographie transcutanée est désormais démontrée. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’apport de la capnographie transcutanée nocturne par rapport au gaz du sang et à l’oxymétrie nocturne pour le diagnostic d’hypoventilation alvéolaire nocturne résiduelle chez des patients SOH appareillés par VNI au domicile.

Méthodes

Il s’agissait d’une étude prospective monocentrique réalisée au CHU de Nantes. Il était réalisé une oxymétrie et une capnographie transcutanée nocturne au domicile des patients SOH inclus. Un gaz du sang était prélevé en consultation. L’hypoventilation alvéolaire résiduelle était définie par un critère gazométrique (PaCO2>45mmHg ou élévation des bicarbonates>27mmol/L), un critère d’oxymétrie nocturne (SpO2 inférieure à 90 % du temps plus de 10 % du temps de sommeil) ou un critère de capnographie transcutanée (PtcCO2 nocturne>49mmHg plus de 10 % du temps).

Résultats

D’août 2018 à novembre 2019, nous avons inclus 32 patients, dont 29 avaient une capnographie analysable. Sur ces 29 examens, 18 retrouvaient une hypoventilation nocturne persistante, alors que l’association oxymétrie–gaz du sang n’était positive que chez 9 patients. Parmi les 19 patients ayant une gazométrie et une oxymétrie nocturne normales, 11 avaient en fait une capnographie transcutanée nocturne pathologique. Un seul patient était symptomatique.

Conclusion

La capnographie transcutanée nocturne semble avoir de meilleures performances pour détecter une hypoventilation alvéolaire résiduelle chez les patients SOH traités par VNI au domicile. Nous suggérons que cet examen soit réalisé de manière systématique dans cette population.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 179 - janvier 2021 Retour au numéro
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