S'abonner

Épidémiologie et facteurs de risques de développement de la tuberculose multirésistante - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.525 
M. Berkchi  : Médecin, N. Reguig : Médecin, A. Abdoulkader : Médecin, M. Soualhi : Professeur, R. Zehraoui : Professeur, J. Benamor : Professeur, J.E. Bourkadi : Professeur
 Rabat, Maroc 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 2
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Introduction

La tuberculose multirésistante est un problème de santé publique et qui constitue une menace pour la lutte antituberculeuse. La recherche et la prévention de ces facteurs de risque sont les seuls garants pour inverser la progression de cette entité. Le but de notre travail est d’évaluer les facteurs favorisant l’émergence des souches multirésistantes dans notre contexte.

Méthodes

C’est une étude rétrospective monocentrique, portant sur 33 cas de tuberculoses multirésistantes hospitalisés au service de phtisiologie de l’hôpital Moulay Youssef CHU Rabat.

Résultats

Trente-trois dossiers ont été étudiés, l’âge moyen de nos patients était de 36 ans, le sex-ratio était de 2 (33 % femmes et 67 % hommes), la consommation de tabagisme était retrouvée de 33 %, aucun patient n’est déclaré porteur du VIH, 6 % des patients étaient diabétiques. Vingt-sept pour cent avaient des antécédents familiaux de tuberculose dont la forme résistante était retrouvée dans 89 % des cas et pharmaco-sensible dans 11 % des cas. Le pourcentage des souches multirésistantes était de 12 % chez les patients non traités auparavant ; dont 75 % ont des antécédents familiaux de tuberculose multirésistante. Alors que le pourcentage chez les patients déjà traités pour tuberculose était de 88 % ; l’échec était noté dans 36 %, l’abandon ou prise irrégulière de traitement dans 24% des cas et les rechutes dans 27 % (définie comme précoce pour une période moins de 6 mois dans 56 % et tardive au-delà d’un an dans 44 %). La forme multirésistante était retrouvée dans 27 % des cas ; avec une mono-résistance à la rifampicine dans 22 % des cas ; ultra-résistante (résistante au fluoroquinolones et aux aminosides) dans 18 % des cas et pré-ultra-résistante (résistante soit au fluoroquinolones ou aux aminosides dans 55 % des cas).

Conclusion

Le traitement de la tuberculose en particulier multirésistante est un traitement dur et long, la mauvaise observance thérapeutique et la notion de contage par la tuberculose multirésistante sont les principaux facteurs entraînant l’émergence des formes résistantes d’où l’intérêt de la prévention.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 13 - N° 1

P. 233-234 - janvier 2021 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Les facteurs prédictifs de multirésistance chez les contacts familiaux de patients atteints de tuberculose multirésistante
  • M. Ferchichi, H. Daghfous, A. Ben Mansour, O. Naffati, S. Bel Hadj, S. Ben Saad, F. Tritar
| Article suivant Article suivant
  • Diagnostic immunologique de la tuberculose latente dans une zone d’endémie tuberculeuse
  • T.N. Ka

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?