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Analyse FONctionnelle des mutations identifiées au voisinage de l’exon 14 du gène MET et efficacité du crizotinib chez des patients atteints d’un carcinome broncho-pulmonaire non à petites cellules de stade avancé (CBNPC) : étude GFPC-AFonMET - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.110 
H. Babey 1, , P. Jamme 2, R. Gervais 3, J.B. Assié 4, R. Veillon 5, H. Doubre 6, M. Pérol 7, F. Guisier 8, E. Huchot 9, C. Decroisette 10, L. Falchero 11, A.M. Chiappa 12, M. André 13, A. Cortot 2, C. Chouaid 4, G. Le Gac 14, R. Descourt 1
1 Institut de cancérologie, Hôpital Morvan, Brest, France 
2 Oncologie thoracique, CHU, Lille, France 
3 Oncologie, Centre François-Baclesse, Caen, France 
4 Pneumologie, Centre Hospitalier Intercommunal, Créteil, France 
5 Oncologie thoracique, CHU, Bordeaux, France 
6 Pneumologie, Hôpital Foch, Suresnes, France 
7 Pneumologie, Centre Léon Bérard, Lyon, France 
8 Oncologie thoracique, CHU, Rouen, France 
9 Pneumologie, CHU, Saint Pierre La Réunion, France 
10 Pneumologie, CH, Annecy, France 
11 Pneumologie, CH, Villefranche Sur Saône, France 
12 Pneumologie, CH, Quimper, France 
13 Pneumologie, CHU, Saint Denis, France 
14 Laboratoire de génétique moléculaire, Hôpital Morvan, CHU Brest, Brest, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le crizotinib et d’autres inhibiteurs de tyrosine kinase ciblant MET ont démontré une efficacité sur des CBNPC exprimant une mutation du gène MET (METexon14) associé à un saut d’exon 14. Il existe de nombreux variants de cette mutation. Certains n’affectent pas les sites d’épissage et donc n’entraîneraient pas ce saut d’exon. Pour cette dernière catégorie de variants, les tests in silico ne peuvent prédire de manière fiable un saut d’exon. Il pourrait être important de s’appuyer sur d’autres techniques comme les analyses fonctionnelles.

Méthodes

AFonMET est une étude rétrospective multicentrique française de vraie vie portant sur l’analyse fonctionnelle des mutations identifiées au voisinage de l’exon 14 et l’efficacité du crizotinib chez des patients porteurs d’un CBNPC de stade IV muté METexon14.

Résultats

Cent dix neuf patients ont été inclus entre le 1er décembre 2015 et le 1er juin 2019, dans 13 centres : âge médian de 73 ans, 62 % de femmes, non-fumeurs : 47 %, adénocarcinome : 83 %, carcinomes sarcomatoïdes : 5 %, stade IV : 92 %, métastases cérébrales : 22 %, plus de 3 sites métastatiques : 26 %. Quinze co-amplifications de MET et 22 co-mutations ont été retrouvées. Les 63 variants différents étaient composés de 69 % de délétions et de 28 % de mutations ponctuelles. 28 % des variants ne touchaient pas les sites d’épissage. 79 (66 %) patients ont bénéficié d’au moins un TKI anti MET : crizotinib : 55 (69 %), tepotinib : 18 (22 %), capmatinib : 11 (14 %) et cabozantinib : 2 (3 %). Sept (8,8 %) patients ont bénéficié de deux TKI anti MET dans leurs séquences thérapeutiques. À la date de point du 1er juin 2020, avec une médiane de suivi de 16 mois, la médiane de survie globale (SG) de la population était de 22.3 mois (CI95 %, 13.4–28.8). Les médianes de SG des cohortes « traité par crizotinib » et « non-traité par crizotinib » étaient de 21,6 mois (CI95 %, 14.5–29.7) et 27.1 mois (CI95 %, 15.7–42.5) respectivement. Cette différence n’était pas significative (p= 0.77). Les médianes de SG des cohortes de patients ayant été exposé ou non à un TKI anti MET étaient de 26 mois (CI95 %, 18–28.8) et de 15.3 mois (CI95 %, 5.4-non atteinte) respectivement.

Conclusion

Dans cette étude de vrai vie, les TKI anti MET augmentent la survie globale des patients porteurs d’un CBNPC de stade IV muté MET exon 14. Les résultats de l’efficacité des anti MET en fonction des analyses fonctionnelles seront présentés au congrès.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 61 - janvier 2021 Retour au numéro
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