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Impact des comorbidités cardiovasculaires sur le pronostic de l’exacerbation aiguë de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.199 
T. Znegui , S. Majdoub Fehri, W. Fkih, H. Hsine, M. Benamor, N. Fezai, H. Kwas
 Service de pneumologie, hôpital régional, Gabes, Tunisie 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La BPCO et les maladies cardiovasculaires sont des pathologies qui partagent des facteurs de risque communs. Elles s’associent fréquemment et leur coexistence est corrélée à de moins bon pronostic que l’une ou l’autre condition seule. Le but de cette étude est de déterminer l’impact des comorbidités cardiovasculaires sur la sévérité et le pronostic des patients hospitalisés pour exacerbation aiguë (EA) de BPCO.

Méthodes

Étude comparative entre deux groupes de 122 patients admis dans notre service pour EA de BPCO : groupe 1 (n=45) se compose de patients ayant des antécédents cardiovasculaires (fibrillation auriculaire (FA), syndrome coronarien, HTA, insuffisance cardiaque, AVC) et groupe 2 (n=77) comportant des patients sans comorbidités cardiovasculaires.

Résultats

La moyenne d’âge était 69 ans. Les patients sont classés GOLD A, B, C et D dans (9 cas G1 vs 10 cas G2), (5 cas G1 vs 6 cas G2), (4 cas G1 vs 11 cas G2) et (27 cas G1 vs 50 cas G2) respectivement. L’HTA était la pathologie cardiaque la plus fréquente (25 % des cas). Le premier groupe avait un nombre d’hospitalisations pour EA par an plus élevé (1,9 G1 vs 1,26 G2, p=0,001). À l’admission, le groupe 2 était plus symptomatique que le G1 (dyspnée MmRC ≥2 : 84 % G1 versus 89 % G2). La gazométrie artérielle a objectivé une PaO2 plus basse dans le groupe 2 (68mmHg G1 vs 53mmHg G2 en moyenne) mais une PaCO2 plus élevée dans le premier groupe (65mmHg G1 vs 58mmHg G2 en moyenne, p=0,07). Le recours à une ventilation non invasive (VNI) était plus fréquent chez le G1 (3 patients dans le groupe 1 vs aucun cas dans le groupe 2, p=0,015). Un transfert au service de réanimation était plus fréquent dans le G1 (26 % G1 vs 5 % G2, p=0,02). La durée d’hospitalisation était plus prolongée dans le premier groupe (9,3jours G1 vs 8,3jours G2, p=0,009). L’oxygénothérapie de longue durée a été indiquée chez 19 % de G1 vs 12 % de G2. L’évolution était marquée par la survenu d’un seul décès dans le G1, 42 % des malades de G1 ont été réhospitalisés dans l’année versus 33 % de G2.

Conclusion

Les comorbidités cardiovasculaires influent tant sur la clinique que sur l’évolution et le pronostic d’évolution de l’EA de BPCO. D’où l’intérêt d’une prise en charge adéquate de ces comorbidités.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 97-98 - janvier 2021 Retour au numéro
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