Intérêt de la pleurodèse chimique dans les pleurésies métastatiques - 12/01/25

Doi : 10.1016/j.rmra.2024.11.360 
S.N.E. Zouaoui , R. Balamane, A. Choughi, N. Merzoug, S. Aissani, A. Zitouni
 Service de pneumologie, hôpital Central de l’Armée, Alger, Algérie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La pleurésie métastatique récidivante est une préoccupation sérieuse qui incitent à rechercher un moyen thérapeutique moins invasif et peu coûteux pour créer une symphyse. Nous rapportons l’efficacité de la pleurodèse chimique à la povidone iodée (bétadine) à 10 %.

Méthodes

Étude descriptive prospective entre 2022–2024. Technique de pleurodèse chimique à la povidone iodée (bétadine) à 10 % : l’instillation de povidone iodée se fait en décubitus dorsal à travers un drain thoracique mis en place dans les deuxièmes intercostaux sur la ligne médioclaviculaire ou dans le 5e intercostal sur la ligne axillaire moyenne. Nous avons exclu les dysthyroïdies et l’allergie à la povidone iodée. En cas de pleurésie métastatique, après identification échographique d’une pleurésie métastatique, instillation intrapleurale de cette solution à la bétadine à travers le drain placé dans le 5e intercostal sur la ligne axillaire moyenne.

Résultats

Vingt-trois cas de pleurésie métastatique 5 hospitalisations en pneumologie et 18 cas hospitalisés le jour même. La pleurésie métastatique était secondaire à un cancer du poumon pour la plupart chez 9 cas âgés entre 33 et 85 ans et secondaire au cancer du sein pour 7 femmes entre 33 et 85 ans. Tous avaient un statut de performance2. Nous avons indiqué cette pleurodèse en cas de récidive de l’épanchement dans moins d’une semaine dans 70 % des cas et plus d’une semaine dans 30%. Quatre-vingt-six pour cent des cas ont bénéficié d’une seule instillation seulement. Une deuxième instillation dans 3 cas en raison d’autres récidives. Aucune récidive observée après instillation dans 70% des cas. Par ailleurs, 24 % ont récidivé 3 mois après, 2 cas décès en raison de l’évolution de la maladie ne permettant pas de faire l’évaluation et une seule récidive après un an. Des complications infectieuses locales ont été notées dans 5 cas. Bonne tolérance en dehors de douleurs locales d’intensité variable chez le tiers des cas, un des patients a présenté un OAP mais l’étiologie était en rapport avec l’aspiration rapide à travers le drain thoracique.

Conclusion

La pleurodèse chimique à la bétadine s’est imposée au cours des dernières décennies en raison de sa disponibilité, de son coût, de son efficacité et de sa bonne sécurité. L’instillation intrapleurale de bétadine a été un succès dans notre travail et dans d’autres travaux.

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Vol 17 - N° 1

P. 173 - janvier 2025 Retour au numéro
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