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Le calibre du drain thoracique : est-il un facteur influençant l’efficacité du drainage thoracique du pneumothorax ? - 12/01/25

Doi : 10.1016/j.rmra.2024.11.361 
S. Khemiri , H. Racil, S. Maazaoui, A. Touil, S. Habibech, M. Chaabane, T. Znegui, N. Chaouch
 Service de pneumologie et d’endoscopie interventionnelle, pavillon 2, hôpital Abderrahmane Mami, Ariana, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le pneumothorax spontané (PNOS) est une pathologie fréquente en pneumologie. Son traitement est de moins en moins invasif. Dans les cas où le drainage thoracique est indiqué, le choix d’un drain de petit calibre est souvent privilégié. L’objectif de ce travail est d’étudier l’influence du calibre du drain dans la qualité de la prise en charge du PNOS.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive et analytique sur une période de 9 ans, réalisée dans notre service. Le PNOS était diagnostiqué chez 99 patients tous de sexe masculin. Nous avons inclus 85 patients ayant eu un drainage thoracique. Nous avons comparé les patients drainés par un drain de diamètre inférieur ou égal à 24F (G1 : 54) et ceux drainés par un drain supérieur à 24F (G2 : 31).

Résultats

L’âge moyen était de 40 ans [22–58], (G1=44 ans vs G2=35 ans ; p=0,023), tous étaient tabagiques avec une moyenne de 26 PA. Quatorze patients (16,4 %) étaient consommateur quotidien de cannabis. Le PNOS était total complet chez 51 patients (60 %) dont les fumeurs de cannabis. La durée moyenne du drainage pour tous les patients était de 10 jours, (G1 : 5j vs G2 : 10j ; p=0,002). Un emphysème sous cutané a été moins noté dans le G1 (G1 : 11 % vs G2 29 % ; p=0,045). Les complications hémorragiques sont plus notées dans le G2 (G1 : 3 % vs G2=9 % ; p=0,034) ainsi que le recours aux antalgiques (G1=0 % vs G2=9,4 % ; p=0,008). Quatre patients ont eu un œdème à vacuo dans le G2. Aucune corrélation n’a été trouvée entre le calibre du drain et le risque de récidive dans l’année après le premier épisode (G1 : 11 % vs G2 : 16 % ; p=0,534).

Conclusion

L’utilisation d’un drain de gros calibre augmente le risque de survenue de complications post-drainage ainsi que la durée de l’hospitalisation. Le recours aux drains de petits calibres doit être la règle.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2024  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 17 - N° 1

P. 173 - janvier 2025 Retour au numéro
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