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Prévalence et déterminants des mouvements périodiques des jambes dans la population générale : l’étude Hypnolaus - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.151 
J. Haba-Rubio 1, , H. Marti-Soler 2, D. Andries 1, N. Tobback 1, M. Tafti 1, R. Heinzer 1
1 Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS), Lausanne, Suisse 
2 Institut universitaire de médecine sociale et préventive (IUMSP), Lausanne, Suisse 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

Investiguer la fréquence des mouvements périodiques des jambes au cours du sommeil (MPJS) et leurs déterminants dans la population générale.

Méthodes

Nous avons analysé les données de 2162 sujets issus de la population générale (âge moyen 58±11 ; 51,2 % des femmes) participant à l’étude Hypnolaus, une cohorte communautaire basée sur un échantillon représentatif de la population de la ville de Lausanne (Suisse). Tous les participants ont eu une évaluation clinique, ont rempli une série de questionnaires sur le sommeil et ont eu un enregistrement polysomnographique à domicile. L’index de MPJS (MPJSI) a été déterminé en fonction des critères de l’AASM 2007 avec un seuil pathologique de MPJSI fixé à >15/h.

Résultats

Pour l’ensemble de la population, le MPJSI était de (médiane [P05–P95]) 14 [1–75]/heure de sommeil et 618 sujets (28,6 %) avaient un MPJSI>15/h (34 [17–97]). Comparés aux sujets avec un MPJSI ≤ 15/h, ils étaient plus âgés (63,7±10,7 vs 56,4±10,5ans, p<0,001), le pourcentage d’hommes était plus élevé (53,4 contre 47 %, p=0,007), l’indice de distribution des globules rouges (reflet indirect de la concentration de fer sanguin) était plus bas (13,3±0,7 vs 13,4±0,9 fl, p<0,01) et ils avaient un IMC plus haut (26,1±4,3 vs 25,5±4,2kg/m2, p<0,001). Un pourcentage plus élevé d’entre eux avait un syndrome d’impatiences (25,3 vs 15 %, p<0,001), un diabète (14,2 vs 8,2 %, p<0,001), une hypertension (54,5 vs 36,3 %, p<0,001) et consommaient des hypnotiques (10,8 vs 8 %, p<0,05). Il n’y avait pas de différences concernant la somnolence diurne mesurée par l’échelle d’Epworth. Dans l’analyse multivariée, l’âge, le sexe (masculin) et la présence d’un syndrome d’impatiences étaient indépendamment associés à un PLMSI>15/h.

Conclusion

La présence de MPJS est fréquente dans la population générale adulte. L’âge, le sexe masculin et la présence d’impatiences à l’éveil sont des facteurs prédictifs indépendants d’un MPJSI supérieur à 15/h.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 18-19 - janvier 2015 Retour au numéro
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