Étude intracérébrale de l’activation corticale lors des éveils dits « dissociés » - 19/03/15

Résumé |
Objectif |
Les éveils dissociés sont caractérisés par un éveil comportemental et des ondes lentes à l’électroencéphalogramme, qui ont fait suggérer un éveil cortical des régions sensori-motrices et la persistance de sommeil profond dans les autres aires corticales. Notre objectif était de comparer les modifications de l’activité électrique corticale, en enregistrement intracérébral, dans des aires corticales sensori-motrices et non sensori-motrices, pendant des états d’éveil dissocié et des éveils normaux.
Méthodes |
Nous avons enregistré des éveils dissociés et des éveils normaux chez un jeune homme de 15ans, présentant une épilepsie pariétale droite résistante aux médicaments, nécessitant une exploration intra-cérébrale en vue d’un traitement chirurgical de son épilepsie. Nous avons analysé l’activité de régions non lésées et non incluses dans la zone épileptogène : les gyrus pré- et post-centraux, frontaux médian et supérieur, le gyrus cingulaire, l’hippocampe, le gyrus temporaux moyen et supérieur et le cortex pariétal inférieur. Des analyses temps-fréquence ont été effectuées à partir de 2minutes avant jusqu’à 2minutes après le début de l’éveil.
Résultats |
Au cours des éveils dissociés, nous avons observé un blocage diffus des rythmes de très basses fréquences, suggérant une activation de l’ensemble du cortex. Mais alors que dans le cortex moteur, des rythmes similaires à un éveil normal apparaissent, les autres aires corticales synchronisent leur activité dans une fréquence d’environ 2hertz, ce qui n’est pas observé lors des éveils normaux.
Conclusion |
Ces résultats vont à l’encontre de l’hypothèse de la persistance de sommeil lent dans les régions non sensori-motrices au cours des éveils dits « dissociés » : l’activité de l’ensemble des aires corticales se modifie, mais sous une forme pathologique. Certaines aires non sensori-motrices se synchronisent autour d’une fréquence de 2hz, différente de l’activité du sommeil lent profond.
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Vol 12 - N° 1
P. 19 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


