Syndrome d’apnée du sommeil : corrélation avec les pathologies vasculaires gravidiques - 19/03/15
, Odile Doublet, Christelle Olivera, Audrey Duval, Patrick RozenbergRésumé |
Objectif |
Le syndrome d’apnée du sommeil tout comme la pré-éclampsie ou le retard de croissance intra-utérin ont en commun un dysfonctionnement endothélial. Notre étude a pour but d’analyser le lien entre la présence d’un syndrome d’apnée du sommeil (SAS) et la survenue d’une complication vasculaire gravidique.
Méthodes |
Une étude prospective cas témoins a été réalisée dans le service de l’hôpital de Poissy d’avril 2012 à mars 2013. Elle comparait le taux de SAS parmi les patientes présentant une pathologie vasculaire gravidique à celui de patientes enceintes sans pathologie vasculaire. Un questionnaire sur le sommeil a été distribué et un enregistrement polygraphique nocturne (« gold standard » du diagnostic de SAS) a été réalisé. Les données ont été analysées en double lecture, en aveugle du groupe d’allocation. Des analyses descriptives et comparatives ont été effectuées sur les issues maternelles et fœtales.
Résultats |
Soixante-dix patientes ont accepté de participer à l’étude (38 cas et 32 témoins). La prévalence du SAS diagnostiqué à partir du questionnaire de Berlin était de 56 % dans le groupe des cas vs 13 % dans le groupe témoin (OR=8,67 IC95 % [1,54–45,89] ; p<0,01). Cependant le nombre réel de SAS diagnostiqué par polygraphie nocturne était seulement de 5,8 % (2/34) vs 3,8 % (1/26) respectivement avec une différence qui n’était plus significative (OR=1,56 IC95 % [0,13–18,2] ; p=0,9). Enfin, deux des trois patientes diagnostiquées pour un SAS étaient obèses. Une dans chaque groupe (avec un IMC de 31,9 et de 40).
Conclusion |
Le syndrome d’apnée du sommeil ne semble pas être un facteur de risque de la survenue de complications vasculaires obstétricales.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 12 - N° 1
P. 26 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


