S'abonner

La prise de poids sous CPAP : un bon marqueur d’observance - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.053 
Maher Abouda , Ferdaws Yangui, Amani Hachicha, Miriam Triki, Med Ridha Charfi
 Hôpital des F.S.I., La Marsa, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

L’obésité représente le facteur de risque le plus important du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Le traitement des formes sévères fait appel à la pression positive continue (PPC). Nous nous proposons d’étudier l’impact du traitement par PPC sur l’obésité.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective qui a collegié les dossiers de patients suivies depuis plus de un an pour SAOS sévère et chez qui un traitement par PPC a été indiqué en 2012. La variation du poids en fonction de l’observance du patient à la PPC a été étudiée entre 2012 et 2013.

Résultats

Cent trente-six dossiers exploitables de patients porteurs de SAOS sévère ont été étudiés. Il s’agissait surtout de patients de sexe masculin (104 hommes) ayant un poids moyen de 99,8kilogrammes en 2012 contre 101,2kilogrammes en 2013. Sur les 136 patients, 46 n’ont pas accepté la PPC ou l’ont arrêté avant la fin de la première année, 39 l’ont utilisé mais de façon irrégulière et 61 l’ont utilisé de façon adéquate. Chez les patients n’ayant pas utilisé la PPC une baisse du poids non significative de 0,4 (±5,7) kilogramme a été noté. Chez les patients appareillés, une différence significative (p<0,02) dans l’augmentation du poids entre le groupe des patients adhérents à la PPC (2,1±4,2) et les patients non adhérents (0,9±3,7kg).

Conclusion

Le traitement par PPC pendant plus de un an est un facteur de prise de poids. Cette prise de poids est plus importante chez les patients bien observants.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 12 - N° 1

P. 38 - janvier 2015 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Association BPCO et SAOS (overlap syndrom) : quelles modalités de prise en charge ?
  • Marie Netchitailo, Franck Lavergne, Catherine Tardif, Jean-François Muir, Antoine Cuvelier
| Article suivant Article suivant
  • L’anxiété et la dépression sont-ils des facteurs prédictifs de l’arrêt d’un traitement par PPC ?
  • Virginie Massant, Rita Collot, Pascal Legros, Richard Frognier

Déjà abonné à cette revue ?