S'abonner

Le sommeil des adolescents vu par les parents - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.056 
Sylvie Royant-Parola 1, , Violaine Londe 1, Sylvain Dagneaux 1, Sarah Hartley 1, Sylvie Jahier 2, Liliane Durocher 2, Alexandra Fourcade 3
1 Réseau Morphée, Garches, France 
2 Espace Santé Jeune de Neuilly, Neuilly, France 
3 Mairie de Neuilly, Neuilly, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Connaître l’attitude des parents face aux habitudes de sommeil de leurs adolescents.

Méthodes

Enquête diffusée par Internet (sites, réseaux sociaux).

Résultats

Trois cent six questionnaires ont été remplis en ligne. Les catégories socioprofessionnelles les plus représentées sont les professions intellectuelles sup (62 %) et les professions intermédiaires (15 %). La population est essentiellement française (96 %) Les familles ont en moyenne 1,6±0,8 ados à la maison dont l’âge moyen du plus jeune est 13,7±2,0 et du plus âgé, 15,8±2,3. Le besoin de sommeil estimé par les parents est de 9,0±0,8heures. Pour 18 % des parents, les horaires de sommeil (horaires de coucher ou horaires de lever) sont un important sujet de conflit avec l’ado. Soixante-dix pour cent ont mis en place des règles, mais 19 % d’entre eux ont beaucoup de difficultés à les faire respecter. Cinq pour cent pensent que leurs ados dorment totalement insuffisamment. Quatre pour cent des ados prennent des médicaments qui leur ont été prescrits pour dormir, et 9 % achètent des médicaments sans ordonnance en pharmacie. Au moment du coucher ou pendant la nuit, 64 % des ados ont un, ou plusieurs appareils à disposition (ordinateur, tablette, téléphone, ou smartphone). Seuls 13 % n’ont pas de connexion Internet et n’ont accès qu’à des SMS. Dix-neuf pour cent des parents pensent qu’un de leurs ados se réveille la nuit pour jouer sur Internet, envoyer des SMS ou se connecter sur les réseaux sociaux. Douze pour cent des parents sont inquiets du fait des habitudes de leurs ados et 10 % ont rencontré un professionnel à ce sujet.

Conclusion

La privation de sommeil des adolescents est assez peu perçue comme sévère par les parents, mais il y a quand même une inquiétude sur les habitudes de sommeil qui s’installent qui justifient un besoin d’aide pour environ 10 % d’entre eux.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 12 - N° 1

P. 39 - janvier 2015 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Pression positive continue et stéatose hépatique liée au syndrome d’apnées obstructives du sommeil : données d’essais randomisés contrôlés
  • I. Jullian-Desayes, R. Tamisier, J.P. Zarski, S.H. Launois, N. Arnol, C. Trocme, P. Faure, P. Lévy, M. Joyeux-Faure, J.L. Pépin
| Article suivant Article suivant
  • L’inversion de répartition du sommeil lent profond est une bonne approximation de l’inversion du delta sleep ratio dans la dépression
  • Thierry Faivre, Benjamin Putois

Déjà abonné à cette revue ?