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Évaluation prospective de la somnolence diurne dans la dystrophie myotonique de type 1 - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.064 
Luc Laberge 1, , Benjamin Gallais 2, Cynthia Gagnon 3
1 ÉCOBES - Recherche et transfert, Cégep de Jonquière, Saguenay, Québec, Canada 
2 Clinique des maladies neuromusculaires, Centre de santé et de services sociaux de Jonquière, Saguenay, Québec, Canada 
3 École de réadaptation, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Vérifier si la somnolence diurne évolue sur une période de neuf ans dans la dystrophie myotonique de type 1 (DM1).

Méthodes

Deux cents patients atteints de DM1 ont été évalués en 2002–2004 (temps 1 : âge moyen [ÉT]=47,0ans [11,8]). Neuf ans plus tard, en 2011–2013, (temps 2 : âge moyen [ÉT]=52,1ans [10,6]), 115 patients ont été réévalués au regard de la somnolence diurne en utilisant le Daytime Sleepiness Scale (DSS). Les changements entre les temps 1 (T1) et temps 2 (T2) dans les scores de DSS ont été estimés à l’aide du test de Wilcoxon (signed rank). Les changements dans la proportion de patients considérés comme somnolents (score DSS7) ont été estimés à l’aide du test de McNemar. Finalement, la progression des symptômes entre les T1 et T2 chez les patients qui ont rapporté une aggravation de leurs symptômes de somnolence en entrevue clinique a été comparée en utilisant l’erreur type de mesure.

Résultats

La proportion de patients DM1 avec de la somnolence diurne a augmenté de 26,5 % à 34,5 % (n.s.) entre les T1 et T2. Lorsque l’on considère exclusivement les patients qui ont participé aux T1 et T2, une augmentation significative des symptômes de somnolence a été observée (DSS :+0,4 points ; p=0,01). Les scores de DSS du T2 se situent toutefois à l’intérieur des limites de confiance à 68 %, ne correspondant donc pas à un changement qui dépasse l’erreur de mesure. Aussi, la proportion de patients DM1 qui rapporte une aggravation de leur somnolence entre les T1 et T2 était de 26 %. Chez ce dernier sous-groupe de patients, une augmentation a été observée dans les scores de DSS sur une période de neuf ans (n=29 ; T1m=5,4, T2m=7,8 ;+2,4 points ; Z=−3,62 ; p<0,001) ; les scores du T2 se situent hors des limites de l’intervalle de confiance de 95 %, suggérant un changement réel au cours de cette période.

Conclusion

Ces résultats suggèrent que les patients aux prises avec de la somnolence diurne voient leurs symptômes augmenter avec l’âge. Les études futures doivent identifier les facteurs prédictifs associés à l’aggravation de cette hypersomnolence réputée centrale.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 42 - janvier 2015 Retour au numéro
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