Disparition des accès de cataplexie sous neuroleptiques atypiques chez une patiente ayant développé un état psychotique en relation avec la prise de gamma-hydrobutyrate prescrit comme traitement d’une narcolepsie-cataplexie - 19/03/15
, Serge Gallemaers, Michel Benoit, Christina Pascolo, Myriam Kerkhofs, Pierrette SeeldrayersRésumé |
Objectif |
Nous proposons de discuter, à partir du cas rapporté, l’association narcolepsie-schizophrénie, les troubles psychotiques induits ou révélés par le gamma-hydrobutyrate, l’effet potentiellement bénéfique des neuroleptiques atypiques sur la cataplexie et plus particulièrement l’affinité des neuroleptiques atypiques pour les récepteurs dopaminergiques D2 impliqués dans la pathogénie de la cataplexie.
Méthodes |
Nous rapportons l’histoire d’une patiente de 29ans, souffrant de narcolepsie-cataplexie depuis l’adolescence, qui, traitée durant 3ans par modafinil 600mg et venlafaxine 75 à 150mg, continue à présenter plusieurs accès irrépressibles de sommeil diurne et 5 à 10 épisodes cataplectiques quotidiens. L’instauration de gamma-hydrobutyrate va permettre une nette amélioration de la somnolence diurne et la disparition des accès de cataplexie à une dose de 9g. Par contre, après une semaine de traitement à cette dose, la patiente va développer des hallucinations auditives à caractère paranoïde, des idées délirantes persécutrices, des pensées imposées, un vol de la pensée, une baisse de l’attention, une incongruité affective (sourires immotivés), un émoussement affectif, des barrages, de l’apragmatisme et de l’incurie. Cet état psychotique nécessitera une mise en observation en milieu psychiatrique, au cours de laquelle, le GHB va être progressivement retiré en quelques jours, le modafinil maintenu à 200mg et la venlafaxine à 75mg.
Résultats |
Sous neuroleptique atypique (palipéridone, Invega) instauré dés son admission, les accès de cataplexie vont nettement régresser, cependant la persistance de phénomènes hallucinatoires nous amènera à le remplacer par de l’aripiprazole 30mg (Abilify) le matin et de la quétiapine 50mg le soir (Séroquel XR).
Conclusion |
Ce traitement va permettre un contrôle parfait des symptômes psychotiques, une disparition des manifestations cataplectiques et une nette réduction des accès de somnolence diurne. La latence moyenne aux tests itératifs d’endormissement est de 8min, en l’absence de SOREMPs, alors qu’au moment du diagnostic, elle était de 3min 25s, associée à 5 SOREMPs.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 12 - N° 1
P. 42 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


