Estimation de la qualité relative du sommeil par un indice de qualité globale du sommeil s’affranchissant du codage des micro-éveils - 19/03/15
Résumé |
Objectif |
La présence de micro-éveils au cours du sommeil implique une fragmentation de celui-ci, et sa qualité s’en trouve diminuée : les micro-éveils déstabilisent le sommeil mais n’en interrompent pas la continuité puisqu’il n’y a pas d’éveil au sens propre. Toutefois, la survenue de micro-éveils durant un stade de sommeil retarde le passage à un stade plus profond, rendant ainsi le sommeil moins réparateur. Nous avions ainsi proposé un indice de qualité globale du sommeil QGSi, calculé automatiquement à partir d’un codage visuel (micro-éveils inclus) et permettant d’ordonner les hypnogrammes, d’une nuit à l’autre et entre patients.
Méthodes |
Initialement notre indice QGSi combinait les caractéristiques contribuant à une bonne qualité du sommeil telles que le nombre de cycles, la proportion des stades N3 et R via la fraction (N3+R)/(N1+N2+N3+R), la continuité via la fraction de veille intra-sommeil et la stabilité par la fraction des époques sans micro-éveils et ne jouxtant pas une transition entre stades. Nous calculons ici un nouvel indice QGSi’ qui diffère du précédent par le fait que la stabilité est uniquement évaluée par la fraction des époques ne jouxtant pas une transition entre stades. Les deux indices QGSi et QGSi’ sont alors comparés pour 59 polysomnographies pathologiques enregistrées chez des patients d’étiologie variée.
Résultats |
L’indice QGSi’ calculé sans micro-éveils est très significativement corrélé(r=0,99, p<0) à l’indice QGSi calculé avec micro-éveils. Le nombre de micro-éveils dans un stade donné de sommeil est significativement corrélé à la durée passée dans le stade correspondant (stade N1 : r=0,92, p<0 ; stade N2 : r=0,71, p<0 ; stade N3 : r=0,49, p<0,0004 ; stade R : r=0,63, p<0,00000004).
Conclusion |
Plus le nombre de micro-éveils est élevé, plus la durée du stade de sommeil où ils surviennent est importante, surtout pour les stades légers de sommeil (N1 et N2) : la durée des stades essentiels à la qualité du sommeil étant prise en compte dans la fraction (N3+R)/(N1+N2+N3+R). Il serait ainsi possible de définir un indice de qualité globale du sommeil s’affranchissant du codage des micro-éveils. Ceci devrait être validé dans d’autres pathologies.
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Vol 12 - N° 1
P. 46 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



