Étude comparative de l’analyse du sommeil réalisée à partir d’un bracelet instrumenté ou d’une polysomnographie sur une cohorte de 22 sujets - 19/03/15
, Matthieu Lesgoirres 3, Corinne Loiodice 3, Régis Guillemaud 2, Jean-Louis Pepin 2, Yanis Caritu 1Résumé |
Objectif |
Cette étude propose une solution autonome, portable du suivi du sommeil basée sur la mesure de mouvement. Une attention particulière a été portée sur la validation rigoureuse de cette solution. L’acceptabilité du dispositif et son autonomie de plusieurs semaines permettront un suivi journalier du sommeil et de ces caractéristiques. Un bracelet comporte l’électronique d’acquisition (accéléromètres, gyromètres, magnétomètres), un microprocesseur et une liaison Bluetooth. L’autonomie est assurée par le développement d’un traitement embarqué utilisant efficacement le processeur.
Méthodes |
La mise au point et l’évaluation de l’algorithme ont été réalisées à partir de polysomnographies (PSG) d’une cohorte de 22 sujets. Cette base de données a été réalisée à domicile et au laboratoire du sommeil du CHU de Grenoble. La PSG comprenait : EEG, EOG, EMG, ECG, pléthysmogramme, débit respiratoire, SpO2, pCO2. Les sujets à haut risque de désordres étaient suivis en laboratoire. Les sujets suivis à domicile étaient équipés à 16 :00 et le démarrage de la PSG programmé 30minutes avant l’heure de coucher habituel. Les stades du sommeil ainsi que les événements respiratoires (apnée-hypopnée), les mouvements périodiques de jambes étaient annotés par epochs de 30s par le personnel expert du sommeil, sur la base des recommandations standards. La mesure de performances de notre dispositif et d’un dispositif similaire Actiwatch est basée sur l’erreur commise sur l’estimation du temps total de sommeil et le taux de bonne détection du sommeil et de l’éveil sur des epochs d’une minute.
Résultats |
Une justesse moyenne de 88 % (84 % pour l’Actiwatch) est obtenue grâce à un taux de 97 % (95 % Actiwatch) de bonne détection du sommeil. Cette justesse est dégradée par 5 des 6 sujets pathologiques en grande partie par la baisse de la détection des phases d’éveil. La différence absolue du temps total de sommeil par rapport à la PSG est inférieure à 30min pour 14 sujets, 15min pour 10 sujets.
Conclusion |
Notre solution améliore la détection par rapport à un dispositif similaire. Des travaux sont en cours pour améliorer cette détection en fusionnant les informations issus d’autres capteurs physiologiques.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 12 - N° 1
P. 45 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


