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Données polysomnographiques chez des patients ayant des plaintes isolées de mémoire ou des troubles cognitifs légers - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.075 
Patricia Sagaspe 1, , Jacques Taillard 1, Cyril Chaufton 2, Christian Berthomier 3, Marie Brandewinder 3, Hélène Amieva 4, Jean-François Dartigues 4, Sandrine Harston 5, Muriel Rainfray 5, Pierre Philip 1
1 Université de Bordeaux, USR CNRS 3413 SANPSY Sommeil, Attention et NeuroPSYchiatrie, Bordeaux, France 
2 Clinique du sommeil, CHU Pellegrin, Bordeaux, France 
3 PHYSIP, Paris, France 
4 Inserm U897, ISPED ; CMRR CHU Pellegrin, Bordeaux, France 
5 CMRR, CHU Xavier-Arnozan, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

De plus en plus d’études suggèrent que des troubles du sommeil devancent au long des années l’apparition des signes cliniques de la maladie d’Alzheimer (AD). L’objectif est de comparer l’architecture du sommeil et/ou la présence de troubles du sommeil chez des patients ayant des plaintes isolées de mémoire ou des troubles cognitifs légers et des témoins n’ayant pas de plaintes mnésiques.

Méthodes

Les patients ayant des plaintes isolées de mémoire ou des troubles cognitifs légers ont été recrutés au sein de la cohorte MEMENTO suivie par le CMRR de Bordeaux. Des témoins appariés en âge et sexe n’ayant pas de plaintes mnésiques ont été recrutés. Le sommeil a été évalué par deux nuits d’enregistrement polysomnographique (PSG).

Résultats

Vingt-neuf patients (21 femmes, âge=71ans±7) et 10 témoins appariés ont été évalués. L’index apnées/hypopnées est de 19±14 pour les patients versus 17±12 pour les témoins. L’index de micro-éveils est de 26±13 pour les patients versus 27±19 pour les témoins. L’indice des mouvements périodiques du sommeil (MPS) est de 17±20 pour les patients versus 13±22 pour les témoins. La structure du sommeil des patients ne diffère pas de celle des témoins (7 %±3 vs. 6 %±4 de N1, 50 %±11 vs. 48 %±11 de N2, 20 %±8 vs. 23 %±12 de N3 et 22 %±7 vs. 22 %±5 de sommeil paradoxal). La latence d’endormissement est de 9min±9 pour les patients versus 8min±5 pour les témoins et le temps d’éveil après endormissement est de 76min±58 pour les patients versus 51min±24 pour les témoins.

Conclusion

La macro-structure du sommeil semble préservée comparativement aux données de notre population témoin. Ni la fragmentation du sommeil, ni les troubles respiratoires nocturnes, ni les MPS ne permettent de différencier les sujets du groupe ayant des plaintes isolées de mémoire ou des troubles cognitifs légers des sujets du groupe témoin.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 46 - janvier 2015 Retour au numéro
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  • Estimation de la qualité relative du sommeil par un indice de qualité globale du sommeil s’affranchissant du codage des micro-éveils
  • Valérie Messager, Adriana Portmann, Jean-François Muir, Christophe Letellier
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  • Détection d’erreurs arithmétiques dans le sommeil
  • Mélanie Strauss, Stanislas Dehaene

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