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La luminothérapie (LT) dans le syndrome des jambes sans repos (SJSR) : étude contrôlée versus placebo - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.093 
Ulker Kilic-Huck , Christelle Meyer, Elisabeth Ruppert, Juliette Chambe, Marc Bataillard, Carmen Schroder, Patrice Bourgin
 Service de pathologies du sommeil, Strasbourg, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Le SJSR est une affection neurologique fréquente et invalidante avec des conséquences pouvant être multiples. Les difficultés rencontrées pour traiter ces patients soulignent la nécessité de trouver des traitements adjuvants efficaces. L’objectif de notre étude est d’analyser l’effet de trois semaines de LT sur la sévérité du SJSR (score IRLS, test d’immobilisation suggéré) et des mouvements périodiques du sommeil (polysomnoraphie), la qualité du sommeil (Pittsburh sleep quality index, agenda du sommeil, actimétrie, polysomnographie), le rythme circadien (agenda et actimétrie), la vigilance (Epworth, Karolinska) et l’humeur (échelle de Beck BDI-II, Spielberer questionnaire, PANAS).

Méthodes

Étude pilote contrôlée avec une LT active versus une condition placebo auprès de 24 patients. Les patients sont appariés par paire selon l’âge, le sexe et la sévérité du SJSR en l’absence de traitement en cours. L’horaire d’exposition à la LT est adapté au préalable au rythme de chaque patient.

Résultats

La LT n’a pas permis d’améliorer significativement la sévérité du SJSR. Toutefois, le temps de sommeil a été significativement amélioré sous LT. Un impact favorable a également été observé sur les symptômes dépressifs.

Conclusion

L’effectif de cette étude pilote était trop faible pour montrer des effets statistiquement significatifs et elle nécessite d’être répétée auprès d’une population plus large. Même si la LT n’impacte pas directement la sévérité du SJSR, elle semble avoir un effet bénéfique sur la qualité du sommeil et sur l’humeur, des symptômes fréquemment associés avec le SJSR. La prise en charge de la dépression est particulièrement délicate chez ces patients, la plupart des antidépresseurs étant connus pour aggraver le SJSR. En conclusion la LT semble constituer une approche thérapeutique intéressante et innovante dans le SJSR. Les effets évalués correspondent à des effets directs de la lumière, c. à d. des effets indépendants de ceux qui impliquent le rythme circadien. D’autres études à plus large échelle sont nécessaires pour confirmer ces résultats et comprendre les mécanismes sous-jacents afin de mieux définir la place de la LT.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 53 - janvier 2015 Retour au numéro
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