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Les troubles du comportement en sommeil paradoxal et le SAOS en sommeil paradoxal. Un lien causal ? - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.094 
Carolin Schaefer , Erik Bes, Dieter Kunz
 Charité/St Hedwig Krankenhaus, Berlin, Allemagne 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Exploration d’un probable lien entre les troubles du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) et le SAOS en sommeil paradoxal (SP).

Méthodes

Notre cohorte de patients traités pour des TCSP comporte 60 sujets (dont 50 hommes) vus depuis 2009. Nous avons inclus de façon rétrospective tous les sujets avec des TCSP dont la polysomnographie (PSG) a mis en évidence un SAOS sévère avec ou sans prédominance en SP. Cette sous-cohorte comporte 5 sujets (masculins) avec une moyenne d’âge de 68ans (64–75ans). La durée des TCSP varie entre 3 et 38ans. L’interrogatoire ne révélait pas de somnolence diurne significative (Epworth10) mais un ronflement habituel. Des PSG de trois nuits consécutives ont été effectuées pour chaque patient. Elles ont mis en évidence des caractéristiques des TCSP comme un SAOS sévère prédominant en SP chez deux patients et généralisé chez trois patients. Nous avons introduit la mélatonine à libération prolongée à 2mg à partir de la troisième PSG. Une consultation en pneumologie pour le traitement du SAOS a été initiée également.

Résultats

Deux à trois mois après l’introduction de la mélatonine les cinq patients ont rapporté une amélioration clinique. La somniloquie persistait mais l’intensité et fréquence des mouvements durant le SP ont nettement diminué. Le traitement du SAOS par ventilation en pression positive continue (PPC) a débuté environ deux mois après le début du traitement médicamenteux. Deux des 5 patients présentaient un IAH diminué à la PSG au centre de pneumologie par rapport à l’enregistrement initial : 4/versus 33/h et 12/h versus 54/h. Le traitement par PPC n’a pas été initié. Le troisième patient montrait une intolérance importante au traitement par PPC. Une polysomnographie de contrôle est prévue. Nous sommes en attente des résultats des deux autres patients.

Conclusion

La coexistence des TCPC et le SAOS avec ou sans prédominance en SP est peut décrite dans la littérature scientifique. L’efficacité du traitement par mélatonine à la fois sur les TCSP et le SAOS pourrait orienter vers une probable interaction physiopathologique des deux troubles du sommeil.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 53 - janvier 2015 Retour au numéro
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