S'abonner

Comment mesurer indirectement en pratique clinique le transfert de fluide chez les patients suspects d’apnées du sommeil ? - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.120 
S. Redolfi, A. Radafy , I. Arnulf, A. Viggiano
 Pathologies du sommeil, Pitié-Salpétrière, Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Le transfert de fluide des jambes vers la région cervicale pendant le sommeil est un facteur participant à la physiopathologie du syndrome d’apnées obstructif du sommeil (SAOS). Le transfert de fluide est actuellement mesuré par bio-impédancemétrie segmentaire, une technique chronophage et complexe. L’objectif de cette étude est de rechercher des mesures dérivées plus simples et restant applicables dans la pratique clinique afin d’évaluer le transfert de fluide.

Méthodes

Les patients adressés au laboratoire du sommeil pour polygraphie ventilatoire dans le cadre d’une suspicion de SAOS étaient inclus prospectivement. Étaient exclus ceux qui avaient un SAOS traité, une pathologie respiratoire, neurologique ou cardiaque. Le transfert de fluide était mesuré par bio-impédancemétrie segmentaire. Des mesures anthropométriques (index de masse corporelle, IMC ; circonférence cervicale, abdominale, de hanche) étaient effectuées. La composition corporelle (% de masse grasse ; % de masse maigre ; % de masse hydrique) était obtenue par une balance avec impédancemètre intégré. Deux questionnaires évaluant l’excès de fluide corporel et le niveau de sédentarité étaient remis à un sous-groupe (7 patients). La relation entre le transfert de fluide et l’ensemble des paramètres étudiés a été évaluée par le test de corrélation de Pearson.

Résultats

Vingt-quatre patients ont été inclus (14 hommes/10 femmes ; âge=58,3±15ans ; IMC=28,9±5,3kg/m2). L’index d’apnées-hypopnées (IAH) était 20,7±21,1. Le seul paramètre corrélé de façon significative avec le transfert de fluide était le pourcentage de masse hydrique corporelle totale (r2=0,181 ; p=0,038). En ce qui concerne les questionnaires, le niveau de sédentarité, et non l’excès de fluide corporel, était corrélé de façon significative avec le transfert de fluide (r2=0,617 et p=0,048).

Conclusion

Le pourcentage hydrique corporel, paramètre simple à obtenir dans un contexte clinique, est un bon prédicteur de transfert caudo-rostral nocturne de fluide, facteur de risque avéré du SAOS. L’estimation de la sédentarité par questionnaire, un outil encore plus simple, apparaît prédictive du transfert de fluide, mais une confirmation avec davantage de sujet serait nécessaire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 12 - N° 1

P. 6 - janvier 2015 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • L’étude des mouvements mandibulaires identifie l’effort respiratoire au cours du syndrome des apnées obstructives chez l’enfant
  • J.-B. Martinot, V. Cuthbert, S. Denison, F. Senny, J.-L. Pepin
| Article suivant Article suivant
  • ORCADES : efficacité et tolérance d’une orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) CAD/CAM sur mesure pour traiter le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS)
  • M.-F. Vecchierini, V. Attali, M.-P. d’Ortho, J.-B. Kerbrat, D. Leger, C. Charley Monaca, P.-J. Monteyrol, L. Morin, E. Mullens, J.-C. Meurice

Déjà abonné à cette revue ?