QUOVADIS : observatoire du traitement long terme par orthèse d’avancée mandibulaire sur mesure dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) - 19/03/15
, C. Chaumereuil 2, I. Arnulf 2, L. Morin 3, T. Similowski 1, P. Goudot 4, J.-M. Collet 4Résumé |
Objectif |
Évaluation en vie réelle, à long terme sur une cohorte de grande taille, peu d’études étant disponibles.
Méthodes |
Un volet rétrospectif sur dossier chez tous les patients adressés au spécialiste dentaire pour OAM entre janvier 2010 et juillet 2013 puis évaluation à 3–6 mois. Un volet prospectif (recueil téléphonique) chez les patients traités depuis au moins un an au 16/09/14 (suivi 1–4ans).
Résultats |
Volet rétrospectif : 458 patients inclus dont 309 (71 % H, 56±12ans, IMC 28±6kg/m2, IAH 30/h±17 [IAH>30 : 40 %]) ont eu une pose d’OAM : Narval Cadcam n=270, Narval non Cadcam n=17, Somnomed n=13, Orthosom n=9. Cent quarante-neuf n’ont pas été traités (83 contre-indication dentaire). Trente-quatre (11 %) ont arrêté prématurément l’OAM. Deux cent vingt-trois patients (72 %) évalués, avec un IAH de 12±10 au contrôle, un taux de succès (réduction ≥ 50 % de l’IAH) de 68 % (IAH<10 au contrôle : 55 %), diminution du score d’Epworth de 11±5 à 8±5. Avancée mandibulaire (AM) moyenne : 75 % de l’AM maximale. Parmi les 458 patients inclus, 360 étaient pris en charge en réseau par le spécialiste du sommeil et le spécialiste dentaire. Le réseau a permis de mieux sélectionner en amont, les patients ayant une contre-indication dentaire : 16 % versus 28 % hors réseau (p=0,0002). Le contrôle polysomnographique était disponible chez 78 % des patients du réseau mais seulement chez 39 % des patients hors réseau (p<0,00001). Volet prospectif : 279 patients (90 %) avec un suivi moyen de 2,7±1,3ans. Parmi les 231 ayant répondu au questionnaire, 139 patients (60 %) rapportaient une efficacité clinique sous OAM avec une observance excellente (6,2j/sem et 6,8h/nuit) et une bonne tolérance (14,3 % inconfort). Quatre-vingt-douze avaient arrêté l’OAM (inefficacité 27, intolérance/EI 41, abandon 10, autre 14).
Conclusion |
Cette étude apporte des données sur le parcours en vie réelle des patients ayant une prescription d’OAM. L’efficacité et la tolérance à court terme sont comparables à celles des essais cliniques. Environ 2/3 des patients poursuivent le traitement à long terme avec une efficacité clinique, une tolérance et une observance satisfaisantes. Le réseau a permis d’identifier en amont les contre-indications dentaires et d’augmenter le pourcentage de patients ayant une PSG de contrôle.
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Vol 12 - N° 1
P. 7 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


