Compression ostéopathique du ganglion ptérygo-palatin dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil, étude prospective, randomisée, contrôlée - 19/03/15

Résumé |
Objectif |
La compression ostéopathique du ganglion ptérygo-palatin (GPP), relais du système sympathique et des nerfs cr‚niens mixtes, améliore potentiellement la perméabilité des voies aériennes supérieures (VAS). Elle est utilisée empiriquement en ostéopathie, dans le traitement du ronflement et de la rhinite chronique. Cette étude en évaluait l’effet, chez des patients présentant un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) en méthodologie prospective, randomisée, contrôlée, croisée, contre manœuvre factice, en simple aveugle pour l’ostéopathe et double aveugle pour le médecin investigateur.
Méthodes |
Les compressions bilatérales active (CA) et simulée (CS) du GPP étaient comparées. Étaient recueillis avant CA et CS, à 30min et 24h, la pression critique de fermeture (Pcrit) des VAS et le débit de pointe intranasal. Une polysomnographie était réalisée avant et 24h après. Un test de Shirmer permettait de valider l’administration effective de CA (chez le sujet sain nous avions montré que la compression du GPP induisait une lacrymation).
Résultats |
Trente patients (6F, 57±11ans, 92±20kg) avec une Pcrit basale de–22,5±17,1cmH2O et un index d’apnées-hypopnées de 37±21/h ont été inclus. Le test de Schirmer a montré que CA avait été administrée correctement (p<0,0001 par rapport à CS). Par rapport à CS, CA a amélioré le débit de pointe intranasal (médiane [Q1 ; Q3] à 30min (14,8 L/min [14,8 ; 39], p=0,0001) et 24h (30 L/min [10 ; 45], p=0,0001) et la Pcrit à 24h (–2,2cmH2O [–5,3 ;–0,2] pour CA et–0,8cmH2O [–2,8 ; 1,8] pour CS ; différence–2,2 [–6,4 ; 1,3] ; p=0,047). Il n’y avait pas de différence entre CA et CS sur l’index d’apnées-hypopnées, ni sur la Pcrit à 30min.
Conclusion |
La compression ostéopathique du GPP améliore la stabilité des VAS à 24h et la perméabilité nasale à 30min et 24h, sans modifier l’index d’apnées-hypopnées. Elle semble affecter le contrôle neuro-végétatif des VAS. Ces résultats préliminaires soutiennent la poursuite de l’investigation (durée de l’effet, identification des répondeurs). Cette technique pourrait représenter dans l’avenir un complément aux traitements conventionnels du SAOS.
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Vol 12 - N° 1
P. 7 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


