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Pneumopathies interstitielles avec manifestations auto-immunes : caractéristiques cliniques et pronostic d’une cohorte monocentrique - 11/01/17

Doi : 10.1016/j.rmr.2016.10.138 
K. Ahmad , T. Barba, J. Traclet, C. Khouatra, V. Cottin
 Service de pneumologie, centre national de référence des maladies pulmonaires rares, hôpital Louis-Pradel, hospices civils de Lyon, Lyon, France 

Auteur correspondant.

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Resumen

Introduction

Récemment, une task force ATS/ERS a proposé une nouvelle nomenclature et des critères diagnostiques définissant les pneumopathies interstitielles avec manifestations auto-immunes (interstitial pneumonia with auto-immune features, IPAF) [1]. L’objectif de l’étude était de décrire les caractéristiques des patients remplissant les critères d’IPAF et de comparer leur pronostic à celui des patients ayant une fibrose pulmonaire idiopathique (FPI).

Méthodes

Étude rétrospective menée de janvier 2012 à décembre 2014 dans un service de pneumologie, incluant tous patients consécutifs remplissant les critères d’IPAF.

Résultats

Au total, 57 patients avec IPAF ont été inclus (28 femmes, âge moyen de 64,4±14 ans) parmi 778 patients ayant une pneumopathie interstitielle diffuse (PID) (7,3 %). Les signes cliniques systémiques les plus fréquents étaient le phénomène de Raynaud (74 %) et les arthrites (48 %). Au total, 82 % des patients ayant un critère biologique avaient des anticorps (Ac) antinucléaires avec un titre1/320 ou avec un aspect nucléolaire ou centromère. Les Ac les plus fréquents étaient les Ac anti-synthétases (17 %), les Ac anti-CCP et les Ac anti-SSA (9 %). L’aspect le plus représenté au scanner était la pneumopathie interstitielle non spécifique (PINS) (54 %) ; 28 % avaient un aspect de pneumopathie interstitielle commune (PIC) certaine ou possible. Sieze patients ont eu une biopsie pulmonaire, montrant une PINS dans 31 % des cas, une PIC possible dans 25 % des cas et une PID avec bronchiolite chronique dans 25 % des cas. Une hypertension pulmonaire précapillaire était présente chez 22 % des patients. Le taux de survie à 1 et 2 ans des cas incidents d’IPAF était respectivement de 84 % et 69 % (médiane de survie non atteinte). Il n’y avait pas de différence significative de survie entre les IPAF et les FPI. À l’exception du tabac, il n’existait aucun facteur prédictif de mortalité.

Conclusion

Cette série a décrit les caractéristiques cliniques, radiologiques et histologiques de patients remplissant les critères d’IPAF récemment définis, qui diffèrent de celles des FPI ; pourtant, aucune différence de survie n’a été retrouvée. Des études prospectives sont nécessaires pour mieux évaluer le pronostic à long terme de ces patients.

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Vol 34 - N° S

P. A66 - janvier 2017 Regresar al número
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