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Effets du haut débit nasal sur une dyspnée expérimentale par charge thoracoabdominale élastique - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.154 
C. Bianquis 1, C. Rolland-Debord 2, , T. Similowski 2, C. Morélot-Panzini 2
1 Sorbonne Université, INSERM, UMRS1158 neurophysiologie respiratoire expérimentale et clinique, Paris, France 
2 Sorbonne Université, INSERM, UMRS1158 neurophysiologie respiratoire expérimentale et clinique, AP–HP, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière Charles Foix, Service de pneumologie et réanimation médicale du département R3S, Paris, France 

Auteur correspondant.

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Resumen

Introduction

La dyspnée est un symptôme fréquent, pour lequel il existe peu de traitement spécifique alors qu’elle représente un facteur indépendant prédictif de mortalité et d’hospitalisation. L’oxygène nasal à haut débit s’est révélé efficace pour soulager la dyspnée aux urgences. Néanmoins des résultats suggèrent que cela ne résulterait pas d’une meilleure oxygénation, et seraient plutôt en faveur de l’implication d’afférences respiratoires des voies aériennes supérieures. Nous avons évalué, chez le sujet sain au repos, l’efficacité du haut débit nasal (HDN) sur un nouveau modèle de dyspnée expérimentale destiné à provoquer une sensation de constriction thoracique, avec et sans apport d’oxygène.

Méthodes

Lors de cette étude randomisée, contrôlée en simple aveugle, les sujets étaient soumis à une dyspnée expérimentale induite par charge thoracoabdominale élastique lors de 3 sessions espacées d’une semaine, la première étant destinée à entraîner le sujet à cette dyspnée, les deux autres à tester l’effet de l’intervention thérapeutique. Les sujets étaient alors soumis à 2 blocs de dyspnée expérimentale de 8minutes sans et sous HDN (avec ou sans oxygène selon randomisation). Les sujets cotaient l’intensité de chaque composante de la dyspnée (affective et sensorielle) à l’aide d’une échelle visuelle analogique (EVA) en continu.

Résultats

Trente-deux sujets ont été inclus. La charge élastique induisait une sensation de constriction thoracique et une dyspnée à 3,5 [2,7–5,2] mm pour sa composante affective, et à 4,4 [3,0–5,0] mm pour sa composante sensorielle stable à partir de la 3e minute, et réduisait la CVF de 463±273mL. L’HDN s’accompagnait dès la 3e minute d’une réduction significative des 2 composantes de la dyspnée, cet effet étant indépendant de l’adjonction d’oxygène.

Conclusion

Le haut débit nasal soulage la dyspnée induite par une charge thoracoabdominale élastique chez le sujet sain au repos, l’oxygène n’ayant aucun effet additif. Ce résultat suggère un bénéfice de l’HDN sur la dyspnée par l’intermédiaire de la stimulation des mécanorécepteurs des voies aériennes supérieures permettant une augmentation des afférences respiratoires et, d’autre part, par stimulation des afférences sensitives trigéminales à l’origine d’un probable phénomène de gating. Cette étude permet d’envisager d’étendre les indications de l’HDN aux dyspnées persistantes notamment lors d’atteintes restrictives pulmonaires.

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Vol 36 - N° S

P. A80 - janvier 2019 Regresar al número
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