Issues de traitement de la tuberculose dans le Bas-Rhin, 2011–2022 - 12/01/25
Resumen |
Introduction |
La feuille de route tuberculose 2019–2023 a pour but d’éliminer la tuberculose en termes de problème de santé publique. Les issues de traitement sont un des piliers de l’évaluation de l’efficience de la lutte antituberculeuse [1].
Méthodes |
Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique. Les patients atteints de tuberculose déclarés au CLAT 67 entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2022 étaient inclus. Les issues de traitement étaient considérées comme favorable lorsque le traitement s’achevait dans les 12 mois suivant le début de celui-ci. Elles étaient considérées comme défavorable en cas d’échec de traitement, d’arrêt de traitement, de décès ou de perte de vue.
Résultats |
Au total, 831 patients ont été inclus pour analyse.
L’issue de traitement était favorable dans 85,7 % (712/831) des cas et défavorable dans 13,1 % (109/831). Le décès était la principale cause d’issue défavorable (57/109, 52,3 %) suivi de la perte de vue (41/109, 37,6 %). Le décès était le plus souvent non lié à la tuberculose (32/57, 56,1 %).
Les issues défavorables étaient plus fréquentes parmi les personnes âgés de plus de 80 ans (OR 0,12, 95 % CI 0,07–0,21, p<0,005), sans domicile fixe (78,6 % vs 86,9 %, p<0,005), les prisonniers (65,5 % vs 87,5 %, p=0,002), l’absence de couverture sociale (77,8 % vs 87,9 %, p=0,01), les cas provenant d’Europe de l’Est (65,6 % vs 87,6 %, p<0,005), et la présence de comorbidités (79 % vs 91,6 %, p<0,005), notamment ceux ayant une insuffisance chronique d’organe (69,5 % vs 86,9 %, p<0,005), un cancer (61,1 % vs 86,2 %, p=0,016), une maladie psychiatrique (54,2 % vs 86,6 %, p<0,005) et un alcoolisme (69,8 % vs 86,8 %, p<0,005). Les tuberculoses à bacilles multirésistants avaient plus d’issues défavorables (67,7 % vs 86,6 %, p=0,007). L’issue de traitement était similaire parmi les tuberculoses pulmonaires cavitaires (86,2 % vs 83,5 %, p=0,37), celles à examen direct positif (83,6 % vs 85 %, p=0,65) et celles sans preuve bactériologique (88,9 % vs 83,8 %, p=0,18).
Parmi ceux décédés, les personnes nées en France (OR 4,07, 95 % CI 2,12–7,85, p<0,005), ceux qui avaient des comorbidités (OR 5,83, 95 % CI 2,33–14,55, p<0,005) et, parmi celles-ci, une insuffisance chronique d’organe (OR 2,88, 95 % CI 1,20–6,89, p=0,018), un cancer solide (OR 5,36, 95 % CI 1,87–15,36, p<0,005) et une maladie psychiatrique (OR 5,54, 95 % CI 2,19–14,03, p<0,005) était des facteurs de risque.
Parmi ceux perdus de vue, les personnes nés à l’étranger (OR 8,78, 95 % CI 1,15–67,26, p=0,036), sans domicile fixe (OR 2,38, 95 % CI 1,01–5,66, p=0,048) et ceux n’ayant pas de couverture sociale (OR 4,16, 95 % CI 1,55–11,13, p=0,004) présentaient un surrisque.
Conclusion |
La majorité des cas de tuberculose dans le Bas-Rhin ont une issue favorable, au-delà du seuil recommandé par l’OMS [1]. Les déterminants sociaux sont principalement à l’origine de perdus de vue tandis que les comorbidités sont principalement à risque de mortalité. Des mesures ciblant ces facteurs de risque sont nécessaires afin d’améliorer la lutte antituberculeuse sur le territoire.
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Vol 17 - N° 1
P. 45-46 - janvier 2025 Regresar al número¿Ya suscrito a @@106933@@ revista ?



