Manifestations systémiques de l’infection broncho-pulmonaire chronique chez la souris - 09/05/26
, C. Martin a, b, C. Rousseau a, S. Debret a, V. Witko-Sarsat a, F. Pène a, c, M.-Z.-L. Ladjemi a, P.-R. Burgel a, b, L. Regard aResumen |
Introduction |
L’infection bronchopulmonaire chronique est une complication fréquente des maladies bronchiques telles que la mucoviscidose ou la BPCO, dont elle grève le pronostic respiratoire. Alors que les effets systémiques induits par la fumée du tabac, notamment les anomalies musculo-squelettiques, ont été bien étudiés chez l’homme et dans les modèles expérimentaux, ceux de l’infection pulmonaire chronique restent méconnus. L’objectif de ce travail est d’étudier l’effet d’une infection bronchique à Pseudomonas aeruginosa (PA) ou à Staphylococcus aureus (SA) sur la composition corporelle, l’inflammation systémique et l’architecture osseuse.
Méthodes |
Des souris C57/Bl6 ont reçu une instillation endotrachéale unique de billes d’agarose contenant une souche clinique de PA (3,66,10 4 CFU/souris) ou de SA (5,55,10 6 CFU/souris) ou des billes stériles (modèle d’infection bronchique chronique). Le poids et la composition corporelle (scanner à résonance magnétique) des souris ont été mesurés régulièrement dans les 75 jours suivant l’instillation. Les souris ont été sacrifiées à J 4 , J 14 , J 30 , J 60 et J 75 après l’instillation. Les poumons ont été cultivés (poumon droit, compte bactérien) et inclus en paraffine (poumon gauche, analyses immunohistochimiques). Un panel de 18 cytokines pro-inflammatoires (technologie Luminex) et une protéine de résorption osseuse (ELISA) ont été dosés dans le sang. Les pattes arrière ont été prélevées pour étude de l’architecture osseuse (fémurs) en microCT.
Résultats |
La charge bactérienne pulmonaire est restée stable entre J 4 et J 75 chez les souris infectées à PA (2,6,10 5 et 1,05,10 4 CFU/poumon respectivement) et SA (2,79,10 6 et 8,07,10 5 CFU/poumon respectivement). Une perte significative de poids, de masse maigre et de masse grasse est observée de façon précoce (J 3 ) mais transitoire au décours de l’instillation chez les animaux infectés. L’étude histologique retrouve un infiltrat précoce (J 4 ) et localisé (autour des bronches contenant des billes infectées) de cellules inflammatoires (PNN et macrophages), avec l’apparition progressive d’amas lymphoïdes péribronchiques CD 20 +. Au niveau plasmatique, on observe 2 profils inflammatoires distincts chez les souris PA (pics de G-CSF, KC, MIP-2 dès J 4 , résolution avant J 30 ) par rapport aux souris SA (élévations d’IL-6, MCP-1, IP-10 et MIP-2, pics entre J 14 et J 30 , parfois persistants jusqu’à J 60 ). L’infection bronchique persistante à PA et SA entraîne une diminution de la densité osseuse trabéculaire à J 30 , sans modification de la densité osseuse corticale. Les analyses de porosité et du marqueur sanguin de résorption osseuse sont en cours.
Conclusion |
Nos résultats suggèrent que chez la souris, l’infection bronchique chronique à PA et SA induit des profils inflammatoires systémiques distincts et une baisse précoce de la densité osseuse trabéculaire.
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Vol 43 - N° 1
P. 16-17 - mai 2026 Regresar al número¿Ya suscrito a @@106933@@ revista ?


