Prévalence, causes et conséquences de l’échec de la 1ère épreuve de ventilation spontané lors du sevrage ventilatoire chez les patients atteints d’obésité en réanimation - 09/05/26
Resumen |
Introduction |
L’épreuve de ventilation spontanée (EVS) est une étape clé de la phase de sevrage ventilatoire chez les patients placés sous ventilation mécanique hospitalisés en réanimation. Il existe un risque d’échec de cette EVS, estimé entre 10 et 20 % selon les études. Les patients les plus à risque sont les personnes âgés, cardiopathe ou insuffisant respiratoire chronique. L’obésité, dont la prévalence mondiale ne cesse de croître, induit de nombreuses modifications physiologiques à risque de compliquer la phase de sevrage ventilatoire et d’induire de la dyspnée. Pourtant, la prévalence, les causes d’échec de l’EVS et leurs conséquences dans cette population ne sont pas connus. La prévalence de la dyspnée et son impact lors de l’EVS n’ont jamais été étudié. Les objectifs de cette étude étaient de décrire la prévalence, les causes et conséquences de l’échec de l’EVS et de la dyspnée chez les patients atteints d’obésité.
Méthodes |
Nous avons mené une étude observationnelle prospective au sein du service de Médecine Intensive-Réanimation de l’Hôpital Tenon, à Paris. Les patients inclus étaient ventilés depuis ≥48 h, éligibles à un sevrage ventilatoire, atteints ou non d’obésité (IMC ≥30 kg/m 2 ). L’échec de l’EVS était défini selon Boles JM [1] . Les causes d’échec de l’EVS (œdème pulmonaire, neuromyopathie, dysfonction diaphragmatique, atteinte de la commande respiratoire) étaient évaluées avant, pendant et à la fin de l’EVS. La dyspnée était évaluée à l’aide des échelles Dyspnée-VAS, MV-RDOS avant [2] , pendant (2, 15 et 30 minutes) et à la fin de l’EVS. Quatre-vingt patients doivent être inclus sur deux années. Nous présentons ici les résultats préliminaires. Nos hypothèses étaient que les patients atteints d’obésité échouaient davantage l’EVS et étaient plus dyspnéique lors de cette épreuve.
Résultats |
Vingt patients ont été inclus entre janvier et aout 2025, huit atteints d’obésité, 12 dans le groupe contrôle. Sept patients ont échoué à la 1 ère EVS (35 %), quatre patients atteints d’obésité (50 %) et trois non obèses (25 %) ( p = 0,36). Les causes d’échec entre les deux groupes étaient identiques. Avant l’EVS, sept patients atteints d’obésité étaient dyspnéiques (88 %) vs quatre chez les non obèses (33 %) ( p = 0,028). Pendant l’EVS, tous les patients atteints d’obésité étaient dyspnéique vs 58 % dans le groupe contrôle ( p = 0,06) ( Fig. 1 ).
Conclusion |
Cette étude pilote souligne la prévalence élevée de l’échec de la 1 ère EVS chez les patients atteints d’obésité. Les causes d’échec semblent à ce stade similaire entre les deux groupes. La prévalence de la dyspnée était également élevée chez les patients atteints d’obésité avant et pendant l’EVS.
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Vol 43 - N° 1
P. 32-33 - mai 2026 Regresar al número¿Ya suscrito a @@106933@@ revista ?



