Atteintes cardiopulmonaires chez le rat avec emphysème exacerbé : une histoire de polynucléaires éosinophiles - 09/05/26
, Q. Wynands, A. Bellanger, C. Roure, A. Fort, A. Bourdin, O. CazorlaResumen |
Introduction |
La Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), 3 e cause de mortalité dans le monde, présente 2 composantes : obstruction des voies aériennes distales et emphysème. Des exacerbations aiguës, principalement dues à des infections, participent à la progression de cette maladie chronique. En outre, les patients BPCO présentent de nombreuses comorbidités, notamment cardiaques, associées à un mauvais pronostic clinique. Notre équipe a développé un modèle animal d’emphysème exacerbé : rats « ELA-LPS » qui développent une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP, dysfonction diastolique) 5 semaines après l’exacerbation [1] , comme en clinique. Notre projet vise à identifier les mécanismes de l’inflammation post-exacerbation responsables de cette ICFEP, avec un focus sur les polynucléaires éosinophiles (PNE) que l’on sait avoir un tropisme cardiaque.
Méthodes |
L’emphysème est induit chez des rats mâles Wistar par instillation hebdomadaire d’élastase (ELA) pendant 4 semaines. Nous avons ajouté du lipopolysaccharide bactérien (LPS) lors de la dernière instillation pour simuler un stress infectieux et induire une exacerbation de la pathologie. Les rats ELA-LPS sont comparés à un groupe de rats contrôle, sans instillation.
L’emphysème pulmonaire est évalué par histologie et l’atteinte cardiaque associée a été caractérisée in-vivo par échocardiographies, 5 semaines post-exacerbation. L’inflammation pulmonaire secondaire aux instillations d’ELA et LPS est étudiée à travers des lavages bronchoalvéolaires (identification de leucocytes par cytospin et dosages de cytokines). Nous avons également réalisé des marquages immunohistochimiques de Major Basic Protein (MBP) sur des coupes de cœurs et poumons pour identifier une inflammation pro-éosinophile. Nous avons enfin bloqué l’activation des PNE par 3 injections intrapéritonéales d’anticorps neutralisants anti-IL-5.
Résultats |
L’histologie confirme que notre procédure induit un emphysème, associé à une ICFEP par échographie. Nous avons caractérisé une inflammation pulmonaire aiguë secondaire aux instillations d’ELA et LPS, avec relargage d’IL-33, de CXCL1 et infiltration pulmonaire massive de polynucléaires neutrophiles et éosinophiles. Nous avons retrouvé des traces chroniques d’activation des PNE dans le cœur : présence de MBP dans les cœurs des rats ELA-LPS 5 semaines post-exacerbation. Enfin, le traitement ciblant les PNE a prévenu la survenue de l’ICFEP 5 semaines post-exacerbation.
Conclusion |
L’inflammation pulmonaire secondaire aux instillations d’ELA et LPS a des répercussions cardiaques chroniques. En particulier, l’activation des PNE joue un rôle important dans la survenue de l’insuffisance cardiaque chronique des rats avec emphysème exacerbé.
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Vol 43 - N° 1
P. 5 - mai 2026 Regresar al número¿Ya suscrito a @@106933@@ revista ?


