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Pneumocystis jirovecii : ce nom, que signifie-t-il ? - 21/12/10

Doi : 10.1016/j.pneumo.2009.09.007 
M. Herrag a, , M.T. Elfassy Fihry b, A. Alaoui Yazidi a
a Service de pneumologie, hôpital Ibn Nafis, CHU Mohammed VI, faculté de médecine et de pharmacie, université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc 
b Service de pneumologie,CHU Ibn Sina, Rabat, Maroc 

Auteur correspondant. 11, Derb Moulay Ismail, Hay Hassan, 10000 Rabat, Maroc.

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Résumé

Le genre Pneumocystis est connu depuis presque un siècle. Il détermine chez les patients immunodéprimés, en particulier au cours du sida, une pneumonie grave. La connaissance de ses espèces est restée rudimentaire jusqu’à ce que l’analyse d’ADN ait montré sa diversité et que la pneumocystose n’était pas une zoonose. Les microorganismes de Pneumocystis issus de différents hôtes ont des séquences très différentes d’ADN, indiquant une hétérogénéité pour le genre Pneumocystis. Le germe Pneumocystis qui cause la pneumonie à Pneumocystis carinii (PCP) chez l’homme est actuellement appelé le Pneumocystis jiroveci/Frenkel 1999, à cause de sa variabilité génétique et fonctionnelle. Le P. carinii désigne seulement les espèces trouvées chez les rats. Le fait de changer le nom du germe n’exclut pas l’utilisation de l’ancien acronyme PCP parce qu’il peut être aussi lu « PneumoCystis Pneumonia » ce qui permet d’avoir un langage international unique et évite la confusion. Le génotypage a mis en évidence l’existence de séquences différentes d’ADN au sein de P. jirovecii. La biologie moléculaire a permis de mieux étudier aussi bien les mécanismes de transmission qui ne sont pas croisés entre les différents hôtes, que les résistances et enfin elle a permis de mieux comprendre la relation homme–P. jirovecii. Aujourd’hui, on considère que la PCP chez les sujets immunodéprimés serait davantage due à une nouvelle infection exogène par le germe, qu’à une réactivation d’une infection latente acquise au jeune âge.

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Summary

Pneumocystis was discovered nearly a century ago. It causes fatal pneumonia in immunocompromised individuals, especially in AIDS patients. Knowledge of the different species remained rudimentary until the mid-eighties when DNA analysis revealed its extensive diversity. In fact, it is no longer considered as a zoonosis. Pneumocystis organisms derived from different hosts have very different DNA sequences, indicating multiple species. Due to the genetic and functional disparities, the organism that causes human PCP is now named Pneumocystis jirovecii/Frenkel, 1999. We continue to call Pneumocystis carinii the species found in rats. This will allow for a single international language and avoid confusion. Changing the organism’s name does not preclude the use of the well-known acronym PCP because it can also be read “PneumoCystis Pneumonia.” The DNA sequences and genotypage have shown that variations exist among samples of P. jiroveci. Molecular biology is helpful in the study of the mechanisms of transmission, which can only occur in the same host and the different resistances as well as providing a better understanding of the relationship between host and pathogen. P. jirovecii pneumonia in immunosuppressed patients was previously thought to result from the reactivation of a latent infection acquired in early childhood. However, today, it is believed to result from a new infection from an exogenous source.

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Mots clés : Pneumocystis, Jirovecii, Nomenclature, Pneumonie

Keywords : Pneumocystis, Jirovecii, Nomenclature, Pneumonia


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Vol 66 - N° 6

P. 342-346 - décembre 2010 Regresar al número
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  • Retard diagnostique du cancer bronchique primitif. Étude réalisée dans le service de pneumologie du CHU Ibn Sina de Rabat (Maroc)
  • H. El Ouazzani, I. Menchafou, L. Achachi, M. El Ftouh, M.T. El Fassy Fihry
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  • Infection à Pneumocystis jiroveci associée à une pneumopathie organisée chez une patiente transplantée rénale
  • B. Camara, G. Martin-Blondel, L. Desloques, A. Ould Mohamed, I. Rouquette, C. Hermant, L. Rostaing, N. Kamar

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