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Addiction et hypersomnies centrales : rôle de l’hypocrétine - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.144 
L. Barateau 1, , R. Lopez 1, C. Pesenti 1, I. Arnulf 2, S. Beziat 3, I. Jaussent 3, Y. Dauvilliers 1
1 Centre de référence national narcolepsie/hypersomnie idiopathique, CHU Gui-de-Chauliac, Montpellier, France 
2 Service des pathologies du sommeil, hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France 
3 Inserm U1061, Montpellier, France 

Auteur correspondant.

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Resumen

Objectif

Les études chez l’animal ont objectivé le rôle de l’hypocrétine (HCRT) dans l’addiction pour la prise de nourriture et de substances illicites. Ces données sont-elles transposables chez l’homme ? Ce travail a précisé la fréquence des comportements addictifs dans une cohorte de patients atteints d’hypersomnie centrale (NARCOBANK) : narcolepsie avec cataplexie (NC+, i.e. HCRT déficient), sans cataplexie (NC–), et hypersomnie idiopathique (HI, i.e. HCRT normale).

Méthodes

Quatre cent cinquante-deux patients adultes atteints d’hypersomnie centrale traités ou non ont été consécutivement inclus (diagnostic confirmé par polysomnographie suivie de tests itératifs de latence d’endormissement) : 54,2 % NC+, 25,7 % NC–, et 20,1 % HI. Cinquante-quatre patients ont eu un dosage d’HCRT dans le LCR. Les données sociodémographiques, la consommation actuelle de tabac et d’alcool, les échelles de somnolence (ESS) et de dépression (BDI) ont été recueillies. Un entretien structuré (Mini International Neuropsychiatric Interview) était centré sur la consommation abusive d’alcool, la prise de substances illicites et leur dépendance, l’année précédant l’inclusion dans l’étude.

Résultats

Deux cent quarante-cinq patients NC+, 116 NC–et 91 HI ont été inclus avec des différences pour l’âge et le sexe (plus âgé et plus d’hommes chez les patients NC+), faisant l’objet de facteurs d’ajustement. Il y a plus de fumeurs chez les NC+ que les NC–/HI (37,3 % vs 25,2/18,3 %) sans différence pour la prise occasionnelle d’alcool (62,4 % vs 55,6/52,9 %). L’abus et la dépendance à l’alcool sont de fréquence particulièrement faible (0 à 1,67 %), et sans différence intergroupe. Il en est de même pour la prise de substances illicites (uniquement cannabis et cocaïne, 2,25 à 6,90 %), et la dépendance et/ou l’abus de ces substances (0 à 1,73 %). Aucune caractéristique clinique ne différencie les patients NC+ avec ou sans consommation abusive/dépendance à l’alcool ou à une substance illicite.

Conclusion

Notre étude objective une faible consommation de substance illicite, de dépendance et d’abus d’alcool chez les patients avec hypersomnies centrales sans différence intergroupe. Ces données suggèrent un impact faible voire inexistant du système hypocrétinergique dans les phénomènes addictifs chez l’homme.

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© 2015  Publicado por Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 15-16 - janvier 2015 Regresar al número
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