Évaluation de l’IRM dans la sélection et le suivi des patients pris en charge par surveillance active pour cancer de prostate localisé à faible risque de progression - 28/10/16
, A. Villers, G. Marcq, J. Fantoni, X. Leroy, P. Puech, A. OuzzaneRésumé |
Objectifs |
La surveillance active (SA) du cancer de prostate de faible risque de progression s’associe à un risque de sous-estimation des tumeurs par les biopsies systématisées (BS) avec un taux de reclassification précoce d’environ 30 %. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’apport du couple IRM multiparamétrique (mp) et biopsies dirigées (BD) dans la sélection et le suivi des patients en SA.
Méthodes |
Étude rétrospective monocentrique portant sur 131 patients inclus dans un protocole de SA pour cancer de prostate de 2007 à 2015 et répondant aux critères suivants : stade≤cT2, PSA≤15ng/mL, score de Gleason≤6, ≤3 biopsies positives et une longueur tumorale maximale≤5mm. La sélection et le suivi des patients étaient réalisés par la combinaison BS et IRMmp±BD. La reclassification était définie par un score de Gleason>6 et/ou une longueur tumorale maximale>5mm. La survie sans reclassification était décrite par la méthode de Kaplan–Meier et l’analyse des facteurs de risque de reclassification était réalisée par le modèle de Cox.
Résultats |
Le suivi médian était de 22 mois. La survie sans reclassification était de 93 % et 70 % à 1an et 4ans, respectivement. Au total, 22,1 % des patients ont été reclassifiés et 31,3 % ont reçu un traitement radical avec un délai médian de 28 mois. Les facteurs de risques de reclassification en analyse multivariée étaient : la densité du PSA>0,15ng/mL/cm3 (RR=2,75), le temps de doublement du PSA<3ans (RR=9,28), la présence d’une lésion suspecte à l’IRM au moment du diagnostic (RR=2,79) et l’apparition d’une progression à l’IRM au cours du suivi (RR=2). La sensibilité, la spécificité, la VPP et la VPN d’une progression à l’IRM pour la reclassification des patients étaient respectivement de 61 %, 69 %, 45 % et 81 %.
Conclusion |
L’utilisation de l’IRMmp lors de la sélection des patients en vue d’une SA diminue le taux de reclassification dans le temps grâce à une meilleure détection initiale des cancers significatifs. Sa VPN élevée en fait un outil de suivi performant permettant de distinguer les patients à faible risque de reclassification pour qui les biopsies de réévaluation systématiques pourraient être évitées.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 789 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


