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Traitement séquentiel par pose de ballonnets latéro-uréthraux après échec de bandelettes sous-urétrales dans l’incontinence masculine - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.267 
M. Baron , A. Hourie, F. Nouhaud, C. Pfister, P. Grise, J. Cornu
 CHU Charles Nicolle, Rouen, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

L’implantation d’une bandelette sous-urétrale est une thérapeutique de première ligne dans le traitement de l’incontinence urinaire post-prostatectomie. En cas de récidive, avec des fuites restant légères à modérées, il n’existe pas de traitement de deuxième ligne de référence et peu de données disponibles dans la littérature. Notre objectif était d’évaluer les résultats de l’implantation de ballonnets Pro-ACT™ après échec de bandelette sous-urétrale masculine.

Méthodes

Une évaluation monocentrique incluant tous les patients traités par implantation de ballonnets Pro-ACT™ entre 2009 et 2016 après échec de bandelette sous-urétrale de type I-Stop TOMS™ pour incontinence urinaire post-prostatectomie a été menée. Les caractéristiques préopératoires, les données d’efficacité postopératoire (pad-test de 24h, port de protection) et les complications ont été évaluées. Le taux de succès était défini par un pad-test<8g/24h ou<1 garniture/24h et l’absence de reprise chirurgicale. Tous les patients ont eu une pose de bandelette sous-urétrale TOMS en première intention et celle-ci n’a pas entraîné de problèmes techniques lors de l’implantation des ballons.

Résultats

Treize patients ont été recensés via le dossier informatisé. La cause de l’incontinence était une chirurgie prostatique dans 12 cas (11 prostatectomies radicales, 1 Ablatherm) et une paraplégie post-traumatique pour 1 patient. Le délai médian entre la pose de bandelette TOMS et de ballons ACT était de 13,9 mois [2,9–64]. Avec un délai médian de 34 mois [2–97], le taux de succès était de 46 % (n=6). Le pad-test médian postopératoire était de 50g [10–260] (p=0,04). Le volume médian de gonflage du ballon était de 3mL (0,5–7]. Le taux de chirurgie ultérieure était de 30 % (n=4). Il y a eu 2 reprises pour migration de ballons, 1 changement de ballon pour dégonflage spontané et 1 pose de sphincter urinaire artificiel pour échec.

Conclusion

Les ballons ACT permettent une amélioration significative de la continence après échec de bandelette sous-urétrale, avec 46 % de succès et peuvent être proposé dans ces indications de seconde intention.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 803 - novembre 2016 Retour au numéro
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