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Survie à long terme des tumeurs kystiques du rein–enquête du CCA-AFU - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.292 
R. Boissier 1, , S. Chkir 1, P. Bigot 2, S. Chelly 2, C. Dariane 3, Z. Khene 4, F. Nouhaud 5, A. Giwerc 5, J. Bernard 6, C. Allenet 6, P. Gimel 7, J. Long 8, P. Paparel 9, I. Ouzaid 10, T. Bodin 11, L. Albiges 12, N. Rioux-leclercq 4, K. Bensalah 4, A. Mejean 3
1 Université Aix-Marseille, AP–HM, CHU Conception, Marseille, France 
2 CHU de Angers, Angers, France 
3 Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France 
4 CHU de Rennes, Rennes, France 
5 CHU de Rouen, Rouen, France 
6 CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 
7 Clinique Saint-Roch, Perpignan, France 
8 CHU de Grenoble, Grenoble, France 
9 CHU Lyon Sud, Lyon, France 
10 Hôpital Bichat, Paris, France 
11 Hôpital fondation Saint-Joseph, Marseille, France 
12 Insititut Gustave-Roussy, Villejuif, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Cinq à 7 % des tumeurs rénales sont kystiques. Il s’agit généralement de tumeurs peu agressives de bas grade. On ne connait cependant pas avec précision leur potentiel évolutif par rapport aux tumeurs solides. L’objectif de cette étude du CCA-AFU était de déterminer la survie à long terme des cancers kystiques du rein.

Méthodes

Étude multicentrique nationale initiée par le CC-AFU, menée auprès de 9 établissements hospitalo-universitaires où ont été étudiés de façon rétrospective tous les patients opérés d’une tumeur kystique du rein entre 2000 et 2010. Les tumeurs bénignes et métastatiques ont été exclues. Les données épidémiologiques, opératoires et de suivi ont été colligées rétrospectivement.

Résultats

Cent vingt patients ont été inclus avec un suivi médian de 60 mois [1–178]. L’âge médian au diagnostic était de 57ans [24–84]. Les caractéristiques tumorales étaient (médianes) : taille 4cm [1–8], Renal Score 7 [4–12], Padua Score 8 [5–14]. Les lésions étaient classées Bosniak 4(40 %), 3(52 %), 2-2F(8 %). Il y avait 52 % de CCR conventionnelles, 19 % de CCR tubulo-papillaires, 19 % de carcinome kystique multiloculaires à cellules claires. 27 % des tumeurs étaient de haut grade (3-4) et 73 % de bas grade (1-2). Le type Bosniak 4 était un facteur de risque (RR=2) de haut grade. 8/120 récidives ont été rapportées : 6 récidives métastatiques et 2 récidives locales, avec un délai médian de survenue de 30 mois [7–59]. La survie globale et spécifique à 10ans était respectivement de 91 et 94 %.

Conclusion

Dans cette enquête du CC-AFU, les cancers kystiques du rein sont des tumeurs majoritairement de faible grade et de bon pronostic. Les données étaient insuffisantes pour conclure sur l’impact pronostic lié à une rupture du kyste en peropératoire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 817 - novembre 2016 Retour au numéro
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  • Corrélation radio-histologique des kystes rénaux Bosniak 3 opérés dans une série contemporaine
  • J. Sapetti, F. Audenet, P. Wiskirski, T. Le-Guilchet, A. Beaugerie, S. Hurel, E. Fontaine, M. Timsit, A. Mejean
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  • Existe-t-il une corrélation entre le Mayo Adhesive Probability Score et les caractéristiques anatomopathologiques des tumeurs rénales opérées par néphrectomie partielle ?
  • Z. Khene, B. Peyronnet, E. Bosquet, C. Robert, B. Pradere, T. Fardoun, R. Mathieu, G. Verhoest, S. Vincendeau, A. Manunta, N. Rioux-Leclercq, K. Bensalah

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