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Profil étiologique des pleurésies à liquide clair : à propos de 106 cas - 11/01/17

Doi : 10.1016/j.rmr.2016.10.244 
W. Bourekoua , L. Laouar, K. Fezaa, S. Taright, M.T. Makhloufi
 Clinique des maladies respiratoires, CHU Mustapha, Alger, Algérie 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La pleurésie à liquide clair est un motif assez fréquent de consultation en pneumologie, ses étiologies sont diverses. De leur identification découle la prise en charge thérapeutique.

Méthodes

Nous avons analysé d’une façon rétrospective 106 dossiers de malades hospitalisés dans notre service pour pleurésie à liquide clair sur une période de 4 ans (entre janvier 2012 et décembre 2015). Nous nous sommes intéressés essentiellement à la répartition étiologique de cette entité et sa comparaison aux tendances mondiales actuelle. Critères d’inclusion : pleurésie à liquide clair exsudatif, critères d’exclusion : autres aspects du liquide pleural et transudat.

Résultats

Dans notre série, il y avait une prédominance féminine : 70 femmes contre 36 hommes avec une moyenne d’âge de 44 ans. Au total, 51 patients avaient des antécédents : diabète (18 cas), HTA (15 cas), tuberculose pulmonaire (10 cas), asthme (5 cas), néoplasie du sein (3 cas). La notion du tabagisme (actif ou passif) était retrouvée dans 38,57 % des cas. La douleur thoracique et la toux sèche étaient les maîtres symptômes amenant les patients à consulter (37,02 % et 22,10 % des cas respectivement). L’examen physique avait objectivé un syndrome d’épanchement pleural liquidien dans tous les cas, unilatéral dans 88,68 % et bilatéral dans 11,32 % des cas. Tous les patients avaient bénéficié d’une ponction pleurale exploratrice ramenant un liquide clair exsudatif dont l’analyse bactériologique a mis en évidence le BK dans 2,83 % des cas (3 cas) par la culture du liquide pleural, la cytologie était majoritairement lymphocytaire (75,4 %), elle était panachée dans 15,08 % des cas tandis qu’elle avait objectivé la présence de cellules malignes dans 9,52 % des cas. La biopsie pleurale réalisée chez tous les patients avait permis d’avoir une certitude diagnostic par l’analyse histologique des prélèvements dans 86,8 % des cas (dès le premier geste dans 68 % et après reprise dans 32 %). Le profil étiologique était comme suit : tuberculose pleurale confirmée (68,88 %) et présumée (7,54 %), néoplasie primitive ou métastatique (20,92 %), indéterminé (2,66 %). Le traitement était en fonction de l’étiologie.

Conclusion

Il ressorte de notre étude que la tuberculose demeure de loin l’étiologie la plus fréquente des pleurésies à liquide clair avec néanmoins une augmentation de la fréquence des pleurésies malignes ce qui est le cas en général dans les pays maghrébins.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 34 - N° S

P. A108 - janvier 2017 Retour au numéro
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