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Efficacité du nivolumab (Nivo) et du traitement reçu après progression sous Nivo chez les patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade avancé - 31/01/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2017.10.129 
A. Costantini 1, J. Corny 2, V. Fallet 1, S. Renet 2, S. Friard 3, C. Chouaid 4, B. Duchemann 5, E. Giroux-Leprieur 6, L. Taillade 7, L. Doucet 8, G. Zalcman 9, S. Jouveshomme 10, M. Wislez 1, J. Tredaniel 10, J. Cadranel 1,
1 Service de pneumologie, hôpital Tenon, Paris, France 
2 Pharmacie hospitalière, hôpital Saint-Joseph, Paris, France 
3 Service de pneumologie, hôpital Foch, Suresnes, France 
4 Service de pneumologie, centre hospitalier intercommunal de Créteil, Créteil, France 
5 Service d’oncologie médicale, hôpital Avicenne, Bobigny, France 
6 Service de pneumologie et d’oncologie thoracique, hôpital Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt, France 
7 Service d’oncologie médicale, hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France 
8 Service d’oncologie médicale, hôpital Saint-Louis, Paris, France 
9 Service de pneumologie, hôpital Bichat, Paris, France 
10 Service de pneumologie, hôpital Saint-Joseph, Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le Nivo (Ac anti-PD-1) est actuellement autorisé pour le traitement de deuxième ligne du CBNPC de stade avancé. Malgré des taux de progression proches de 50 % lors de la première évaluation tumorale dans les études de phase III, les analyses de survie globale (SG) favorisent le Nivo par rapport à la chimiothérapie (CT) suggérant une meilleure efficacité des traitements reçus après le Nivo. Le but de cette étude était d’évaluer l’efficacité des traitements reçus après progression sous Nivo chez les patients atteints de CBNPC de stade avancé traités par Nivo.

Méthodes

Une étude multicentrique (neuf centres), rétrospective a été réalisée incluant les patients consécutifs recevant le Nivo dans le cadre de l’autorisation temporaire d’utilisation (ATU) entre janvier et décembre 2015. Les dossiers des patients étaient revus de manière rétrospective et les données collectées.

Résultats

Les caractéristiques des 303 patients inclus sont les suivantes : 63 ans, 69 % de sexe masculin, 92 % de fumeurs ou anciens fumeurs, 90 % de stade avancé au diagnostic. L’histologie principale était l’adénocarcinome (61 %) suivie du carcinome épidermoïde (28 %). Lors de l’initiation du Nivo, 67 % des patients étaient de PS 0–1 et 20 % de PS 2. Les principaux sites métastatiques étaient pulmonaire (40 %), pleural (29 %) et cérébral (20 %). Le Nivo était donné en deuxième ligne dans 40 % des cas, en troisième ligne dans 29 % des cas et en quatrième ligne ou plus dans 31 % des cas. Le suivi médian était de 14,6 mois (m) avec sous Nivo 18 % de patients contrôlés, 14 % décédés et 5 % perdus de vue. 191 patients (63 %) ont progressé et étaient éligibles à un traitement ultérieur dont 115 (38 %) en ont reçu un. La SSP et SG sous Nivo étaient respectivement 2,6m (IC95 % [2,1–3,5]) et 11,3m (IC95 % [8,5–13,8]). Les patients recevant un traitement après Nivo avaient un meilleur PS (p=0,028) et étaient plus jeunes (âge médian 63 vs 65,5, p=0,11). Les traitements les plus utilisés après progression étaient : gemcitabine (23 %), docetaxel (22 %) et erlotinib (16 %) avec respectivement des PFS de 2,8m, 2,7m et 2,0m.

Conclusion

Le Nivo semble aussi efficace dans la vraie vie que dans les essais cliniques malgré un PS plus élevé et une ligne de traitement plus avancée. 38 % des patients ont reçu un traitement après progression sous Nivo avec des survies proches des études historiques malgré la ligne plus avancée de traitement. Après progression sous Nivo, la CT demeure le traitement standard. Un effet post traitement du Nivo reste à démontrer.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2017  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 35 - N° S

P. A63 - janvier 2018 Retour au numéro
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