S'abonner

Influence du tabagisme sur le syndrome d’apnée obstructive du sommeil - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.576 
S. Mhamdi , R. Hajjouni, S. Daboussi, C. Aichaouia, Z. Moetemri, I. Mejri, M. Khadhraoui, C. Rezaik
 Service de pneumologie, hôpital militaire, Tunis, Tunisie 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
Article gratuit.

Connectez-vous pour en bénéficier!

Résumé

Introduction

Le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) est une pathologie sous-diagnostiquée qui constitue un problème de santé publique du fait de ses conséquences sur la santé et des comorbidités souvent associées. Le tabac est un facteur de risque établi de plusieurs maladies cardiovasculaires et broncho-pulmonaires et serait pour beaucoup un facteur de risque de SAOS. Notre but était d’évaluer l’impact du tabagisme sur la sévérité du SAOS en se basant sur l’IAH.

Méthodes

On a mené une étude rétrospective comparative au service de pneumologie de l’hôpital militaire de Tunis ayant colligée 200 dossiers de patients présentant un SAOS. La population d’étude a été répartie en 2 groupes selon le statut tabagique (G1 : tabagiques ; G2 : non tabagiques).

Résultats

Du premier groupe (G1) nous avons distingué un sous-groupe G1a comportant les fumeurs de 20 PA et plus. Le diagnostic a été confirmé par polygraphie de ventilation. L’âge moyen de nos patients était de 51,12 ans. La prédominance masculine était nette dans la population des tabagiques : 87 hommes et 7 femmes. Les patients présentant un SAOS sévère étaient significativement plus obèses par rapport aux autres patients (36,39 vs 33,95 ; p=0,005). Il n’y avait pas de différence significative concernant la moyenne de l’IAH entre les deux groupes mais cette différence était significative entre le sous groupe G1a et G2 (p=0,004). L’index de désaturation était significativement plus élevé chez les grands fumeurs (G1a) par rapport au non fumeurs (p=0,0032). Il n’y avait pas de différence significative entre G1 et G2 concernant le ronflement et l’hypersomnolence diurne excessive. Les troubles anxiodépressifs étaient significativement plus fréquents chez les patients de G1a que chez ceux de G2 : 16,2 % vs 2,9 % (p=0,009).

Conclusion

Dans notre série les tabagiques étaient significativement plus jeunes et moins obèses que les non tabagiques. Les grands fumeurs avaient un SAOS plus sévère avec un index de désaturation plus élevés.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 36 - N° S

P. A249-A250 - janvier 2019 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • L’association fibrillation auriculaire (FA) et hypertension artérielle (HTA) augmente-t-elle le risque de syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAOS) dans une population tunisienne ?
  • J. Ben Amar, A. Touil, H. Zaibi, R. Fessi, K. Sammoud, M. Ben Halima, M.S. Mourali, M.A. Baccar, B. Dhahri, H. Aouina
| Article suivant Article suivant
  • Tuberculose et maladie veineuse thromboembolique à l’hôpital de la Paix de Ziguinchor
  • A. Diatta, K. Diallo, S. Niang, S. Manga, N.M. Manga, Y. Kane