La survenue d’une toxidermie grave au cours du traitement antituberculeux pose un problème diagnostique mais aussi thérapeutique.
Il s’agit d’une étude rétrospective à visée descriptive portant sur les toxidermies apparues chez les patients sous traitement antituberculeux. Cette étude s’est déroulée sur une période de 4 ans (du 1 avril 2013 au 31 août 2016).
Nous avons recensé 10 cas de toxidermie grave soit 5 cas de DRESS, 4 cas de syndrome de Stevens-Johnson et01 cas de syndrome de LYELL ; avec une prédominance féminine. L’âge moyen de nos patients était de 37,3 ans avec des extrêmes de 21 et 50 ans. Au total, 70 % de nos patients était séropositifs au VIH dont 42,9 % sous traitement. On notait 1 cas de collagénose. Le délai moyen d’apparition de la toxidermie était de 18,7jours. L’atteinte cutanée était sous forme d’érythrodermie en cas de DRESS (60 %) et d’éruption bulleuse avec des décollements variables dans les autres types de toxidermie. Tous les antituberculeux étaient incriminés en dehors de la streptomycine. L’évolution était favorable dans 90 % des cas.
Les toxidermies graves au cours du traitement antituberculeux sont rares et posent un problème à la fois diagnostique et thérapeutique. Une surveillance étroite des malades tuberculeux est nécessaire pour détecter l’apparition précoce des lésions et assurer une bonne observance au traitement.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
© 2018
Publié par Elsevier Masson SAS.