S'abonner

Infection nosocomiale dans le service de pneumologie du CHU de Brazzaville - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.351 
R.G. Bopaka 1, , K.B. Ossale Abacka 2, E.L.P. Bemba 3, F.H. Okemba Okombi 4, P.P. Koumeka 2, M. Illoye Ayet 2
1 CHU, Service de pneumologie, Brazzaville, Congo 
2 Service de pneumologie, CHU, Brazzaville, Congo 
3 Faculté des sciences de la santé, université Marien N. Gouabi, service de pneumologie, CHU, Brazzaville, Congo 
4 Faculté des sciences de la santé, université Marien N. Gouabi, service de pneumologie, Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT), Brazzaville, Congo 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les infections nosocomiales surviennent en général par transfert des germes présents sur les mains d’un agent de santé lorsqu’il touche le patient ou à travers les objets souillés. En Afrique, la prévalence des infections nosocomiales varie entre 10 et 60 %. Au Congo, l’infection nosocomiale pose un véritable problème de santé publique. Face à ce problème, un décret du 13 août 2019 portant création du programme national de lutte contre les infections nosocomiales a vu le jour pour résoudre cette situation. Le but de cette étude est de déterminer la prévalence et les caractéristiques des infections nosocomiales dans le service de pneumologie du CHU de Brazzaville.

Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive, rétrospective sur une période de 12 mois allant de janvier à décembre 2019. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire préétabli à travers les dossiers médicaux des patients ayant contracté l’infection nosocomiale. Elle a concerné les patients de tout genre et de tout âge hospitalisé dans le service pendant cette période.

Résultats

Au cours de cette période d’étude, l’infection nosocomiale était notifiée chez 36 patients sur 652 patients hospitalisés soit une prévalence de 5,56 %. Le genre masculin était prédominant (60 %). La tranche d’âge la plus touchée était entre 30 ans et 60 ans (58 %). L’infection urinaire était la porte d’entrée la plus dominante (64 %), suivie de l’infection du site opératoire (16 %). Les germes responsables étaient des bactériens multirésistantes notamment l’Escherichia coli (38 %), le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (24 %), le Pseudomonas aeruginosa (22 %) et les autres germes (16 %). La durée moyenne de séjour d’hospitalisation était de 8jours. La mortalité était enregistrée dans 30 % des cas.

Conclusion

Les infections nosocomiales est un problème de santé publique à cause du taux de mortalité élevée. Cette étude est une opportunité afin de sensibiliser le personnel pour améliorer la qualité des soins des patients.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 13 - N° 1

P. 164 - janvier 2021 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Le diagnostic de pneumonie chez la personne âgée est parfois difficile
  • S. Aissani, F. Barr, M.A. Ouhab, A. Zitouni
| Article suivant Article suivant
  • Infections respiratoires basses dans le service de médecine de l’hôpital de la Paix de Ziguinchor
  • A. Diatta, K. Diallo, J.M. Sagne, S. Niang, N.M. Manga

Déjà abonné à cette revue ?