S'abonner

Effet du nintédanib sur la progression de la pneumopathie interstitielle diffuse associée à la sclérodermie systémique (ScS-PID) au-delà de 52 semaines : données de l’étude SENSCIS - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.426 
B. Crestani 1, , T.M. Maher 2, O. Disler 3, Y. Allanore 4, T. Ogura 5, J. Varga 6, S. Vettori 7, U. Von Wangenheim 8, M. Quaresma 9, M. Alves 9, S. Stowasser 9, S. Assassi 10
1 Hôpital Bichat, Pneumologie, Paris, France 
2 National Heart and Lung Institute, Imperial College London, National Institute for Health Research Clinical Research Facility, Royal Brompton Hospital, Londres, Royaume-Uni 
3 Department of Rheumatology, University Hospital Zurich, Zurich, Suisse 
4 Service de rhumatologie A, université Descartes, AP–HP, hôpital Cochin, Paris, France 
5 Department of Respiratory Medicine, Kanagawa Cardiovascular and Respiratory Centre, Yokohama, Japon 
6 Northwestern Scleroderma, Feinberg School of Medicine, Chicago, États-Unis 
7 Università degli Studi della Campania « Luigi Vanvitelli », Naples, Italie 
8 Boehringer Ingelheim Pharma GmbH & Co. KG, Biberach, Allemagne 
9 Boehringer Ingelheim International GmbH, Ingelheim Am Rhein, Allemagne 
10 Division of Rheumatology and Clinical Immunogenetics, University of Texas McGovern Medical School, Houston, États-Unis 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 2
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Introduction

Dans l’étude SENSCIS, des patients atteints d’une ScS-PID ont été randomisés pour recevoir le nintédanib ou le placebo jusqu’à ce que le dernier patient ait atteint la semaine 52 mais sans dépasser 100 semaines. Les patients ayant arrêté prématurément le traitement devaient venir aux visites jusqu’à la semaine 100 (S100) ou la fin de l’étude. Le nintédanib a réduit le taux de déclin de la CVF sur 52 semaines vs placebo (−52,4 vs −93,3mL/an ; différence 41,0mL/an [IC à 95 % : 2,9 ; 79,0]). L’effet du nintédanib sur le déclin de la CVF a été étudié sur l’ensemble de l’étude.

Méthodes

Le déclin de la CVF (mL/an) jusqu’à 100 semaines a été évalué au moyen de 3 approches :

– en utilisant toutes les données disponibles, y compris celles recueillies après l’arrêt du traitement ;

– en incluant les données après traitement seulement pour les patients ayant arrêté prématurément le traitement ;

– en utilisant uniquement les données sous traitement (entre la randomisation et la date de la dernière prise du médicament [ou la S100, selon la première de ces dates]).

La tolérance a été évaluée sur la base des événements indésirables (EI) rapportés jusqu’à la dernière prise du médicament plus 28jours. Les analyses étaient descriptives.

Résultats

À l’inclusion, la CVF moyenne (écart-type) était de 2459 (736) mL dans le groupe nintédanib (n=288) et de 2541 (816) mL dans le groupe placebo (n=288). L’exposition médiane au médicament sur l’ensemble de l’étude était de 15,4 mois dans le groupe nintédanib et de 15,6 mois dans le groupe placebo. Les taux annuels moyens (erreur standard) ajustés de déclin de la CVF sur 100 semaines, basés sur les trois approches, sont présentés dans le Tableau 1.

Conclusion

Les données de cette étude suggèrent que l’effet du nintédanib sur le ralentissement de la progression de la ScS-PID persiste au-delà de 52 semaines. Le profil d’EI du nintédanib sur l’ensemble de l’étude (jusqu’à 100 semaines) a été cohérent avec celui rapporté sur 52 semaines. Résultats présentés à l’ATS 2020.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 13 - N° 1

P. 195-196 - janvier 2021 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Manifestations pleuropulmonaires chez des patients suivis pour connectivites à l’hôpital général Idrissa-Pouye de Dakar, Sénégal
  • P. Preira, O. Ba, J.L. Diémé, A. Boye, T. Fall, M. Guèye, G. Diouf, D. Dia, M. Mbengue
| Article suivant Article suivant
  • Pneumopathie d’hypersensibilité (PHS) aux levures (Trichosporon asahii et Candida parapsilosis) associée à la fièvre de l’humidificateur : à propos d’un cas
  • D. Soumare, T. Kanoute, N. Hanin, G. Laurichesse, D. Muti, D. Caillaud

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?