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Troubles du sommeil et syndrome métabolique chez la personne âgée : une étude en population générale - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.112 
I. Jaussent 1, , T. Akbaraly 1, A. Besset 1, M. Bertrand 2, P. Baberger-Gateau 3, K. Ritchie 1, J. Ferrie 4, M. Kivimaki 4, Y. Dauvilliers 5
1 Inserm, U1061, Montpellier, France 
2 Inserm, U708, Bordeaux, France 
3 ISPED, Inserm U897, Bordeaux, France 
4 Department of Epidemiology and Public Health, University College London, Londres, Angleterre 
5 Unité des troubles du sommeil, service de neurologie, hôpital Gui-de-Chauliac, CHU, Montpellier, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

Examiner sur un échantillon de personnes âgées de 65ans et plus non institutionnalisées, l’association de troubles du sommeil (plaintes d’insomnie et somnolence diurne excessive [SDE]) avec le syndrome métabolique (SMet) et chacune de ses composantes.

Méthodes

Les analyses ont été réalisées sur 6354 personnes non démentes recrutées en population générale. SMet a été évalué selon les critères du National Cholesterol Education program Adult Treatment Panel III. Les plaintes d’insomnie (difficulté à initier le sommeil, difficulté à maintenir le sommeil [DMS] et réveil matinal précoce) et la SDE ont été évaluées par autoquestionnaires. La personne pouvait répondre selon une échelle de Lickert par « jamais », « rarement », « régulièrement », « souvent ». Les traitements médicamenteux ont été recueillis par un interrogatoire structuré. Des modèles de régression logistique ajustés sur des facteurs de confusion potentiels de type socio-démographique, comportemental, ou de santé ont été menés.

Résultats

DMS est associée au SMet (OR=1,23, IC 95 % : 1,06 à 1,43), tandis qu’aucune association significative n’a été retrouvée pour les deux autres plaintes d’insomnie. La SDE augmente de façon indépendante le risque de SMet (OR=1,46, IC 95 % : 1,18 à 1,81 pour fréquemment, OR=1,99, IC 95 % : 1,49 à 2,67 pour souvent, p<0,0001). L’association entre SDE et SMet est indépendante (1) des antécédents de maladies cardiovasculaires, (2) des plaintes d’insomnie ainsi que (3) de l’obésité et des ronflements bruyants. La SDE est particulièrement associée à une obésité centrale, un faible taux de cholestérol HDL et un taux élevé de glycémie à jeun ; à l’inverse de DMS qui n’est associée à aucune composante particulière.

Conclusion

La SDE et à un degré moindre la DMS sont indépendamment associées à SMet chez la personne âgée. Ils pourraient avoir des implications de gestion et de prévention des maladies cardiovasculaires dans le domaine de la gériatrie. Toutefois, des études prospectives sont nécessaires pour évaluer les relations temporelles claires entre les troubles du sommeil et le SMet.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 2-3 - janvier 2015 Retour au numéro
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