La condition de somnambule est-elle sous-tendue par une perturbation de l’activité des fuseaux du sommeil ? - 19/03/15
Résumé |
Objectif |
Les somnambules présentent une instabilité du sommeil lent, en particulier du stade N3. L’activité des fuseaux du sommeil est précisément corrélée à la stabilité du sommeil, mais cet outil n’a été que rarement utilisé chez les somnambules. Ce travail avait pour objectif de comparer l’activité des fuseaux en N3 des somnambules avec celle de sujets contrôles.
Méthodes |
Dix somnambules associés à 10 sujets sains contrôlés pour l’âge et le sexe ont été analysés. Un enregistrement de base et un enregistrement après privation de sommeil de 38heures ont été réalisés. Les densités des fuseaux (11–16Hz) ont été mesurées automatiquement durant les stades N3 par des logiciels basés sur le filtrage et le seuillage du signal électroencéphalographie à partir des dérivations F3, C3 et P3 du système 10/20. Les densités de fuseaux en N3 durant le premier cycle de sommeil et pour l’ensemble de la nuit ont été comparées entre les somnambules et les contrôles.
Résultats |
Les somnambules ont présenté une densité de fuseaux en N3 significativement plus basse que les contrôles durant le premier cycle de sommeil (1,56/min versus 2,22/min, p=0,009) et durant l’ensemble de la nuit (1,50/min versus 1,86/min, p=0,004). La privation de sommeil n’a pas affecté la différence de densités de fuseaux en N3 entre les somnambules et les contrôles.
Conclusion |
Ces résultats suggèrent que l’instabilité du sommeil lent chez les somnambules pourrait être sous-tendue par une altération quantitative de l’activité des fuseaux du sommeil.
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Vol 12 - N° 1
P. 52 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



