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Maladie de von Hippel-Lindau - 05/03/25

[17-162-D-10]  - Doi : 10.1016/S0246-0378(25)46750-5 
S. Richard a, b, h, , F. Benoudiba c, h, C. Adam d, h, J.-M. Correas e, h, V. Krivosic f, h, N. Aghakhani g, h
a Génétique oncologique, École pratique des hautes études (EPHE), PSL Université, 75005 Paris, France 
b Hôpital Bicêtre, 94275 Le Kremlin-Bicêtre, France 
c Service de neuroradiologie, Hôpital Bicêtre, Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Université Paris-Saclay, 94275 Le Kremlin-Bicêtre, France 
d Laboratoire d'anatomie et cytologie pathologiques, Hôpital Bicêtre, Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Université Paris-Saclay, 94275 Le Kremlin-Bicêtre, France 
e Service de radiologie, Hôpital Necker, Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Université Paris-Cité, 75015 Paris, France 
f Service d'ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Université Paris-Cité, 75010 Paris, France 
g Service de neurochirurgie, Hôpital Bicêtre, Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Université Paris-Saclay, 94275 Le Kremlin-Bicêtre, France 
h Réseau national de référence pour cancers rares de l'adulte PREDIR labellisé par l'Institut national du cancer (INCa), Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), 75610 Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

La maladie de von Hippel-Lindau (VHL) est une affection héréditaire rare (une naissance sur 36 000) de transmission autosomique dominante, qui prédispose au développement de tumeurs richement vascularisées dans différents organes. À côté des hémangioblastomes du système nerveux central (SNC) et de la rétine, manifestations emblématiques de l'affection, les patients peuvent aussi présenter des cancers rénaux, des phéochromocytomes, des kystes et des tumeurs neuroendocrines du pancréas, ainsi que des tumeurs du sac endolymphatique, imposant une prise en charge spécifique et multidisciplinaire. La maladie de VHL est désormais la première cause de prédisposition au cancer du rein et la seconde de phéochromocytome héréditaire, et les progrès dans sa physiopathologie en ont fait le modèle de l'angiogenèse tumorale. Le gène VHL, dont les mutations constitutionnelles sont responsables de l'affection, joue en effet un rôle fondamental dans la réponse tissulaire à l'hypoxie par la voie hypoxia inducible factor (HIF), voie de signalisation majeure de l'angiogenèse et de l'érythropoïèse. Le gène VHL est également muté au niveau somatique dans la majorité des cancers du rein sporadiques, et le développement des thérapeutiques antiangiogéniques ciblées a totalement transformé le traitement depuis 20 ans. Ces médicaments n'ont malheureusement pas d'action efficace sur les hémangioblastomes du SNC qui demeurent la principale cause de morbidité et de mortalité de la maladie de VHL. L'apparition récente d'un inhibiteur spécifique de la voie HIF (belzutifan), dont les résultats sont très prometteurs pour les hémangioblastomes, constitue un progrès potentiellement décisif, qui devrait transformer la qualité de vie des patients, même si son efficacité et sa sécurité à long terme restent à évaluer.

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Mots-clés : von Hippel-Lindau, Gène VHL, Hémangioblastomes, Voie hypoxia inducible factor (HIF), Cancer du rein, Inhibiteurs tyrosine-kinase, Belzutifan


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