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Bénéfice de la réalité virtuelle immersive sur la dyspnée au cours d’une épreuve de sevrage en réanimation - 08/04/25

Doi : 10.1016/j.rmr.2025.02.087 
D. Jimenez , M. Decavèle, M. Dres, T. Similowski, C. Morélot-Panzini
 Sorbonne université, INSERM, UMR_S1158 NeuroPhysiologie respiratoire expérimentale et clinique, Paris, France 

Auteur correspondant.

Resumen

Introduction

Une épreuve de sevrage en réanimation est un test permettant d’évaluer les capacités du patient à respirer sans l’aide du ventilateur et ainsi prédire les échecs d’extubation, afin de limiter les complications associées à l’intubation. Ce test est cependant à haut risque de générer une dyspnée. La dyspnée est définie comme un symptôme exprimant une expérience angoissante ou dérangeante de sa respiration. Elle est caractérisée par son aspect multidimensionnel et résulte d’un déséquilibre entre la réponse ventilatoire souhaitée et celle réellement obtenue. Plusieurs structures corticales sont impliquées dans son traitement, notamment l’amygdale, le cortex cingulaire antérieur, l’insula et le cortex préfrontal. Elle est vécue comme l’un des pires souvenirs du séjour en réanimation et expose à un risque de stress post-traumatique important. La réalité virtuelle immersive (RVI) permet de simuler un environnement réalistique permettant d’immerger totalement le patient avec un accompagnement par un script hypnotique. Elle s’avère bénéfique sur la douleur, l’anxiété et semble soulager la dyspnée post-Covid. L’hypnose médicale soulage la dyspnée expérimentale chez le sujet sain et réduit l’anxiété de patients atteint de BPCO probablement par des modifications de l’activité corticale, et notamment du cortex pré-frontal et du cortex cingulaire antérieur. Nous formulons l’hypothèse est que la réalité virtuelle associée à un accompagnement hypnotique peut soulager la dyspnée et l’anxiété au cours d’une épreuve de sevrage, via des mécanismes de distraction, de réorientation de l’attention et en agissant sur des zones corticales d’intégration de la dyspnée.

Méthodes

Les patients majeurs intubés, communicants et éligibles à la réalisation d’une épreuve de sevrage seront randomisés dans un groupe RVI ou un groupe s’il rapportent une dyspnée cotée avec une EVA>4/10 après 15minutes d’épreuve. La réponse au traitement sera évaluée par une EVA dyspnée, le score MV-RDOS, ainsi qu’avec des marqueurs de la commande respiratoire centrale (EMG des muscles extra-diaphragmatiques parasternaux et scalènes, P 0,1), ainsi que l’évolution de mesures physiologiques (fréquence respiratoire et fréquence cardiaque). Une évaluation de la tolérance sera réalisée par le sickness simulator questionnaire.

L’accord du CPP est en cours.

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© 2025  Publicado por Elsevier Masson SAS.
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Vol 42 - N° 4

P. 225-226 - avril 2025 Regresar al número
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  • J. Lasserre, D. Jimenez, C. Cantero, D. Adler, A. Nierding, T. Similowski, C. Morélot-Panzini

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