Angiopathies cérébrales toxiques - 18/09/25
, M. LogakRésumé |
Dans un contexte d'explosion de consommation de toxiques illicites dans le monde, et notamment en France, le nombre de cas d'angiopathies cérébrales toxiques - c'est-à-dire d'accidents vasculaires cérébraux liés à l'usage de drogues - augmente. Aujourd'hui, la cocaïne et le cannabis sont les deux substances les plus pourvoyeuses de complications neurovasculaires, devant les médicaments (à l'exception du cas spécifique du syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible). Si le nombre de cas rapportés au nombre de consommateurs reste faible, les données de la littérature sont limitées et ne permettent que d'approcher le risque vasculaire cérébral de chaque produit. Les limites sont liées à la délicate question de l'imputabilité et au manque de registres de grande envergure. Toutefois, les mécanismes physiopathologiques conduisant à la survenue d'accident vasculaire cérébral (AVC) - (ischémiques ou hémorragiques) - ou d'un syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible sont nombreux, bien documentés, intriqués et souvent communs à plusieurs toxiques. Ainsi, en cas d'AVC du sujet jeune (population la plus exposée), la recherche de toxiques urinaires doit faire partie du bilan d'admission, en l'absence d'étiologie évidente. Quel que soit l'âge, la découverte de sténoses artérielles intracrâniennes multiples sans cause documentée incite à réaliser ces dosages. La répétition d'imageries cérébrales de qualité peut être nécessaire. Il y a peu de données sur le pronostic attaché aux vasculopathies cérébrales toxiques ni de recommandation spécifique sur leur prise en charge.
El texto completo de este artículo está disponible en PDF.Mots-clés : Syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible, Substances illicites, Infarctus cérébral, Hémorragie cérébrale, Angiopathie cérébrale, Vascularite toxique
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