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Décubitus dorsal et apnées obstructives du sommeil au cours de la maladie de Parkinson - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.044 
Valérie Cochen De Cock 1, , Nicolas Benard-Serre 2, Mahmoud Charif 2, Bertrand Carlander 2, Matthieu Desplan 1, Valérie Driss 2, Didier Cugy 3, Sophie Bayard 2
1 Clinique Beau Soleil, Montpellier, France 
2 CHU de Montpellier, Montpellier, France 
3 CHU Pellegrin, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

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Resumen

Objectif

Le décubitus dorsal favorise les apnées obstructives du sommeil. Les patients parkinsoniens décrivent des difficultés à se retourner dans leur lit. L’objectif de notre étude est d’explorer le lien entre décubitus dorsal et troubles ventilatoires nocturnes au cours de la maladie de Parkinson (MP).

Méthodes

Quinze patients consécutifs atteints de MP et d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) sévère ont été comparés à :

– 15 patients avec MP sans SAOS appariés en âge, sexe, index de masse corporel et sévérité de la MP (Unified Parkinson's Disease Rating Scale-III) ;

– 11 patients appariés en âge et sexe, présentant un SAOS sévère isolé ;

– 11 sujets sains appariés en âge et sexe.

Nous avons comparé le nombre de changements de positions pendant la nuit, par heure de sommeil et le pourcentage de temps de sommeil passé en décubitus dorsal dans ces quatre groupes.

Résultats

Les parkinsoniens avec SAOS sévère ont passé presque tout leur temps de sommeil (93±11 %) en décubitus dorsal alors que les parkinsoniens sans SAOS (61±24 %, p<0,001), les patients avec SAOS sévère isolé (50±28 %, p<0,001) et les contrôles (40±21, p<0,001) restaient significativement moins sur le dos. Les parkinsoniens avec SAOS sévère changeaient moins souvent de position dans le lit par heure de sommeil (0,4±0,5) que les parkinsoniens sans SAOS (1,1±0,8, p=0,002), les patients avec SAOS sévères isolés (1,2±1,0, p=0,006) et les sujets contrôles (1,5±0,5, p<0,001).

Conclusion

Le SAOS sévère au cours de la MP est associé à une diminution majeure du nombre de changements de positions pendant le sommeil et à une augmentation du temps de sommeil passé en décubitus dorsal pendant la nuit. L’amélioration des difficultés à se retourner dans le lit au cours de la MP pourrait diminuer le temps passé en décubitus dorsal et améliorer les troubles de la ventilation nocturne.

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© 2015  Publicado por Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 34-35 - janvier 2015 Regresar al número
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