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Le sommeil du médecin généraliste. Comment son propre vécu influence-t-il sa perception de l’insomnie et sa pratique ? - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.058 
Marion Bourgeois-Jacquet 1, Juliette Chambe 2, , Ulker Kilic-Huck 3, Elisabeth Ruppert 3, Reana Velizarova 3, Christian Bonah 4, Patrice Bourgin 3
1 Département de médecine générale, Strasbourg, France 
2 Département de médecine générale, CNRS UPR 3212, Strasbourg, France 
3 Centre des troubles du sommeil, CNRS UPR 3212, Strasbourg, France 
4 SAGE, UMR 7363, Strasbourg, France 

Auteur correspondant.

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Resumen

Objectif

Les troubles du sommeil, fréquents, peuvent avoir de lourdes conséquences médicales et socioprofessionnelles. Les médecins y sont aussi exposés, avec un risque supplémentaire d’automédication en psychotropes. Quel est le vécu par le médecin généraliste (MG) de son propre sommeil ? Comment se prend-il en charge et comment cela influence-t-il sa pratique et ses prescriptions ?

Méthodes

Dans la continuité d’une étude de prévalence, nous avons mené une étude qualitative selon une méthode validée, la théorisation ancrée. 24 entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de MG en bonne santé.

Résultats

Ils ne se plaignaient pas d’insomnie, même s’ils avaient tous vécu des mauvaises nuits et leurs conséquences diurnes. Par facilité ou manque de temps, tous, sauf un, étaient leur propre médecin traitant, et certains recourraient ponctuellement à l’auto-prescription en hypnotiques. Pour préserver leur plaisir à travailler et éviter le burn-out, la plupart avait développé des stratégies préservant leur équilibre de vie, incluant gestion du sommeil, organisation du temps de travail et des loisirs. Ils estimaient peu recourir à la prescription de somnifères, privilégiant les règles d’hygiène et la phytothérapie, que paradoxalement ils n’envisageaient pas pour eux-mêmes. Ils jugeaient les consultations d’insomnie pénibles par leur caractère chronophage, intrusif, et le sevrage difficile des patients dépendants, perçus comme peu ouverts aux alternatives thérapeutiques. « Politiquement incorrects », les somnifères provoquaient un sentiment de culpabilité partagée par les médecins qui « cédaient » à la prescription et les patients qui « l’exigeaient ». Cela était contrebalancé par la satisfaction de sevrages réussis, où ils sentaient un soutien des spécialistes et des autorités de santé.

Conclusion

Au final, nous avons modélisé des déterminants à la décision thérapeutique dans l’insomnie : dans les cas typiques, les MG appliquaient avec empathie les recommandations. Mais les situations rencontrées se révélaient souvent plus complexes. Leur sensibilité, leur vécu, leur santé et leur rapport aux hypnotiques influençaient alors davantage le contenu de la consultation et de l’ordonnance.

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© 2015  Publicado por Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 39-40 - janvier 2015 Regresar al número
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