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Du bon usage du TILE pour le diagnostic des hypersomnies centrales non hypocrétine-déficiente - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.066 
Anis Doukkali 1, , Isabelle Jaussent 2, Pauline Friche 3, Carole Pesenti 1, Adriana Bosco 1, Régis Lopez 1, Yves Dauvilliers 1
1 Centre de référence national narcolepsie/hypersomnie idiopathique, CHU Gui-de-Chauliac, Montpellier, France 
2 INSERM U1061, Montpellier, France 
3 Université Montpellier 1, Montpellier, France 

Auteur correspondant.

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Resumen

Objectif

Les diagnostics d’hypersomnie idiopathique (HI) et de narcolepsie sans cataplexie (NSC) reposent sur la clinique et le calcul de la latence moyenne d’endormissement (LME) et la présence de sommeil paradoxal dans les 15minutes suivant l’endormissement (SOREM) obtenus lors des tests itératifs de latence d’endormissement (TILE). Toutefois les symptômes dans ces pathologies sont non spécifiques, et la validité des critères du TILE discutable (ICSD-3). L’objectif est d’étudier la variabilité inter-test des TILE et l’impact sur le diagnostic retenu dans l’HI et la NSC en comparaison à une population de référence (narcolepsie-cataplexie [NC]).

Méthodes

Soixante-neuf patients (de novo ou sevrés de psychostimulant>8jours) ont bénéficié à 2 temps différents d’enregistrements polysomnographiques suivis de TILE pour des raisons diverses. Un diagnostic d’HI (LME<8min et<2 SOREM), NSC (LME<8min et>1 SOREM) ou NC (<8min et présence de cataplexies typiques) était posé sur au moins un des 2 tests. Quatre sujets (3 NSC et 1 HI) ont été réenregistré du fait d’une disparition de la plainte de somnolence, les 65 autres (23 HI, 26 NSC, 16 NC ; de 14 à 71ans ; 43 % d’hommes) présentaient une plainte de somnolence diurne aux 2 évaluations. L’intervalle médian était de 702jours (de 7 à 3484jours).

Résultats

La LME et le nombre de SOREM ne sont pas significativement différents entre les deux tests pour les 3 groupes. Aucune différence significative n’a été retrouvée sur :

– la LME entre les 2 TILE pour chacun des 2 groupes HI/NSC et NC (p=0,81 et p=0,98) ;

– le % de SOREM2 (p=0,20, p=0,56).

Parmi les sujets avec les critères de NSC, HI ou NC à au moins 1 des 2 tests, une stabilité de diagnostic est observée chez seulement 9/26 (34,6 %) pour la NSC, 6/23 (26,1 %) pour l’HI et 16/16 (100 %) pour la NC. Les résultats ne sont pas influencés par la durée de l’intervalle entre les deux tests.

Conclusion

Si la variabilité inter-test des paramètres mesurés par le TILE est faible, l’application stricte des seuils définis par l’ICSD-3 conduit à changement de diagnostic de NSC et HI dans plus de la moitié des cas. Nous préciserons les déterminants de ces changements pour optimiser la robustesse du diagnostic étiologique sous-jacent.

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© 2015  Publicado por Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 42-43 - janvier 2015 Regresar al número
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