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Traitement des troubles respiratoires du sommeil de l’enfant et de l’adolescent obèse : peut-on éviter la PPC ? - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.127 
A. Stagnara 1, T. David 1, C. Depagne 1, P. Berlier 1, B. Revol 1, G. Debilly 2, G. de la Gastine 1,
1 SSR La Maisonnée, Francheville, France 
2 CRNL Inserm, UCBL ISPB, Lyon, France 

Auteur correspondant.

Resumen

Objectif

Évaluation de la prévalence des troubles respiratoires du sommeil (TRS) de l’enfant et adolescent obèses, son suivi au cours d’un programme de prise en charge de l’obésité.

Méthodes

Étude rétrospective d’une cohorte d’enfants et adolescents obèses (Z-score d’IMC>2) avec une prise en charge pluri-disciplinaire de 10 mois en ambulatoire de l’obésité, et suivi lors de 2 enregistrements interprétables espacés de 6 à 10 mois. Détection d’un TRS par examen clinique (Epworth adapté à l’enfant), enregistrement polygraphique, capnographie transcutanée. Critères retenus comme pathologiques : ESEA>10, IAOH>1, PtcCO2 moyenne>45mmHg.

Résultats

Quatre cents enfants ont été inclus (11/2007–8/2014). Le poids moyen est de 71,7±19,1kg, le Z-score d’IMC est à 3,92±0,99kg/m2. La prévalence des troubles respiratoires du sommeil dans la cohorte est de 45 % : 7,5 % ont un ESEA>10, 45 % ont un IAOH>1 (dont 24 %>5), 5 % ont une PtcCO2 moyenne>45mmHg. Treize ont un IAOH>20 et sont opérés ou ont une mise en place de CPAP. Quatre-vingt-six enfants ont été retenus pour l’étude du suivi : 29 garçons, 57 filles, âge moyen de 12,25±2,16ans. Parmi eux : 62 ont une baisse de leur Z-score d’IMC (de 3,93±0,8 à 3,56±0,8kg/m2) avec une baisse significative de leur IAOH (de 2,87±2,536 à 1,75±2,069 ; p<0,005) ; 45 ont initialement un SAOS léger ou modéré : l’IAOH diminue au 2e enregistrement de 2,56±0,92 à 1,77±2,5 (p<0,05) ; 15 ont un SAOS sévère et l’IAOH diminue en moyenne de 6,99±1,9 à 2,27±2,07 (p<0,0001).

Conclusion

En cas d’obésité, un TRS est fréquent et doit être recherché. La prise en charge multidisciplinaire de l’obésité, avec objectif la baisse du Z-score d’IMC, permet une amélioration significative de ces troubles du sommeil et d’éviter le traitement par PPC pour tous les patients ayant un IAOH initial<10,6. Cependant, 10 % des enfants ont une augmentation pathologique de leur IAOH, non corrélé à la modification du poids, ayant nécessité une prise en charge ORL et/ou orthodontique. D’autres critères mériteraient d’être tracés pour comprendre l’interrelation obésité troubles du sommeil : activité physique, hygiène de vie (horaires de sommeil, conditions d’endormissement…), intégration sociale…

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© 2015  Publicado por Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

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